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MOBILITÉ : RICKSHAWS & PILE à COMBUSTIBLE

Publié le par road-movie

Première mondiale de l'hydrogène à trois roues lancé à New Delhi


En 1957, grâce à Darry Cowl, le film le « petit triporteur » de Jacques Pinoteau popularisa l'image de cet amusant et pratique petit véhicule à trois roues complètement décalé par rapport à la mentalité de notre société de consommation, où priment vitesse et paraître.

rickshaws.png

La version indienne du triporteur le rickshaw, modernisée en auto-rickshaw est une alternative au modèle traditionnel automobile, bien qu'utilisé actuellement uniquement sous la forme de véhicule taxi (ou de transport de marchandise), ils assurent déjà l'essentiel de la mobilité urbaine dans les pays pauvres en relais des bus, métro et trains . Voir cette page de Wikipedia sur les tricycles motorisés, revus et corrigés, à travers le monde (en anglais) : http://en.wikipedia.org/wiki/Auto_rickshaw

Utilisant partout un moteur à explosion alimenté en essence, la Cour Suprême indienne obligea en 2004 les autorités de Dehli à convertir tous ses bus et triporteurs au gaz naturel comprimé dans le but de lutter contre l'infernale pollution de la capitale.

Dès le mois de janvier de cette année, le constructeur automobile indien Mahindra a mis en circulation à New-Delhi une quinzaine de rickshaws pour une période de test de trois mois. Ces véhicules ont la particularité de fonctionner avec une pile à combustible, un moteur à hydrogène garanti sans émission de CO2 émettant seulement de l'eau pure.

Light mobility

Dans les pays d’Asie et d’Amérique latine comme de plus en plus dans ceux d’Afrique, ce véhicule urbain est très utilisé, parce qu’économique et maniable. L’autre qualité, selon le constructeur indien, serait qu’il pourrait devenir le véhicule urbain écolo par excellence dans le monde entier. Il sait se faufiler dans les rues congestionnées, sillonner les métropoles tentaculaires, mais en Inde il représente aussi 15% des émissions de CO2. La production de l’hydrogène s’obtient à partir du gaz naturel, de l’eau par électrolyse ou de la biomasse. Des tests sont nécessaires pour vérifier le modèle économique (les prototypes sont encore trop chers) ainsi que la fiabilité technologique (pas question que la protection du moteur à hydrogène soit obtenue au rabais).

Le rickshaw écolo à hydrogène pourrait devenir le véhicule mondialisé du 21e siècle.

Mahindra, l'Institut de Technologie de Delhi, et leur partenaire turc le Centre International pour les technologies des Énergies de l'Hydrogène, ont mis au point ce rickshaw à hydrogène sur lequel ils travaillent depuis trois ans et ont déjà dépensé près d'un million de dollar ( avec la moitié des coûts co-financés par l'Organisation des Nations Unies pour le développement (ONUDI). Air Products (USA) a agi en tant que partenaire et sponsor du projet en fournissant la station de ravitaillement en hydrogène et de la gestion et des services techniques. La thèse est que le modèle de la voiture occidentale est aujourd'hui à bout de souffle (et le sera encore plus demain !!!) et qu'il va falloir inventer ou réinventer de nouveaux types de véhicules pour un nouveau modèle de mobilité motorisée.

l'inscription éventuelle de l'hydrogène dans la panoplie des carburants de transport alternatifs en l'Inde pourrait créer les conditions de marché favorables pour la production de masse de véhicules à hydrogène et l'infrastructure de ravitaillement, conduisant à des coûts comparables et réduire la pollution urbaine dans des villes comme New Delhi, ainsi que dans d'autres métropole asiatique qui pourraient mettre en œuvre ces technologies de transition vers un avenir énergétique viable.

Les tricycles motorisés à travers le monde (en anglais) : http://en.wikipedia.org/wiki/Auto_rickshaw


rickshaws1.png

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Éva Joly 29/02/2012 11:42

Hier en Corse j'étais à Bastelicaccia pour découvrir la future implantation de la centrale thermique et rencontrer les associations de défense de l'environnement qui réalisent un travail
remarquable pour lutter contre une centrale au fuel lourd. J'ai aussi pu faire une pause au coeur du projet photovoltaique de Bastelicaccia. C'est un projet exemplaire qui montre que la Corse est
un laboratoire de l'indépendance énergétique et que ça marche.

road-movie 09/02/2012 15:24

https://www.facebook.com/andre.roadmovie.pizio

Une actualité complémentaire concernant l'hydrogène

À quelques kilomètres d'Ajaccio, dans le maquis, au pied de collines sauvages et face à la Méditerranée, se cache une installation de stockage de l'énergie solaire unique en Europe.
Après un peu plus de deux années et demie de travail, un large champ de panneaux photovoltaïques a été couplé à un système innovant de production et de stockage d'hydrogène qui permet de compenser
l'intermittence inévitable liée à la production d'électricité à partir du soleil.
Cette plate-forme appelée Myrte a été inaugurée ce mois ci par l'Université de Corse et ses partenaires, l'industriel Helion, filiale d'Areva spécialisée dans les technologies de l'hydrogène, et le
Commissariat à l'énergie atomique (CEA). Elle est dotée d'un budget de 21 millions d'euros, avec des financements régionaux, nationaux et européens.
Pour des régions insulaires non raccordées aux grands réseaux électriques comme la Corse ou les DOM-TOM (où l'utilisation d'énergie fossile est importante), l'intermittence de la production
d'électricité fournie par les énergies renouvelables, que ce soit le solaire ou l'éolien, est l'un des principaux freins à leur implantation à grande échelle.Contrairement à ce qui se passe sur le
continent, où les énergies renouvelables sont envoyées directement sur le réseau d'électricité, qui est assez dimensionné pour amortir en partie les fortes variations de production, sur les îles,
les réseaux électriques sont trop petits pour supporter les à-coups brutaux d'une production irrégulière.
Les 3700 m2 de panneaux solaires implantés sur le site ont une puissance maximum de 560 kW d'électricité et sont d'une technologie tout à fait courante sur le marché du photovoltaïque.
Les parties réellement innovantes du projet se cachent derrière les panneaux, c'est là que se trouvent les instruments fournis par Helion, dont l'un produit de l'hydrogène à partir de l'électricité
solaire tandis qu'un autre le recombine avec de l'oxygène dans une pile à combustible pour produire de l'électricité à la demande. Entre les deux, l'hydrogène et l'oxygène sont stockés dans de
grandes cuves blanches pressurisées à 35 bars. La production de gaz s'effectue par simple électrolyse de l'eau, en faisant passer un courant qui sépare l'eau (H2O) en ses deux composants de
base, l'hydrogène (H2) et l'oxygène (O2). Ces deux gaz sont stockés en toute sécurité en attendant d'être réutilisés pour produire de l'eau par un procédé inverse, qui émet du courant en
recombinant O2 et H2. Ce procédé a l'immense avantage d'être absolument propre, et, contrairement aux batteries, ne nécessite aucun élément polluant pour être produit, comme le cadmium ou le
lithium.
«Avec ce système, nous pouvons par exemple produire de l'hydrogène avec le solaire pendant l'après-midi, quand la demande d'électricité est plus faible, avant de faire fonctionner les piles à
combustible en soirée, pour renvoyer du courant sur le réseau lors du pic quotidien de consommation», précise Philippe Poggi d'Helion
La chaleur produite par la pile à combustible et l' électrolyseur pourra être valorisée en apportant de l'eau chaude à des bâtiments annexes ou en les chauffant.
infos enerzine.com et Le Figaro