Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

les entreprises françaises ont bien du mal à respecter écologie et Droits humains.

Publié le par road-movie

49510113c0.jpg

  Les compagnies pétrôlières françaises sont également mises en cause : exemple parmi tant d'autres, l'entreprise Perenco, après avoir été il y a tout juste un an incriminée par les Nations-Unies au sujet d'un oléoduc construit dans la forêt péruvienne sur le territoire de populations indigènes, construit désormais de nouveaux puits de pétrôle au Guatemala.

Les élections présidentielles guatémaltèques se tiennent en septembre 2011. Rigoberta Menchu, prix Nobel de la paix en 1992 « en reconnaissance de son travail pour la justice sociale et la réconciliation ethno-culturelle basées sur le respect pour les droits des peuples autochtones » souhaite profiter de la campagne pour mettre en avant le cas Perenco, dont le contrat qui prenait fin en 2010 a été prolongé pour 10 ans malgré le refus de trois ministres du gouvernement, sans consultation de la population et sans étude d'impact environnemental. Ce n'est pas tout : l'étude d'impact économique, menée par l'expert indépendant est Anibal Garcia, candidat à la vice-présidence auprès de Madame Menchu, montre que le projet n'apporte pas de bénéfices économiques pour le pays. La Cour Interaméricaine des Droits de l'Homme a rendu des avis négatifs sur la prolongation du contrat et même les Etats-Unis, inquiets, ont lancé une Commission d'enquête pour savoir si la prolongation du contrat répond aux critères pourtant faibles du Traité de libre-échange les liant avec l'Amérique centrale. Des députés allemands ont bien proposé d'aider le Guatemala à construire un projet du type « Yasuni », en Equateur afin de compenser les émissions évitées par la fin du contrat. Mais rien n'y fait : les soupçons de pots-de-vin grandissent avec l'obstination du gouvernement Guatémaltèque.

Ne soyons pas dupes des différentes initiatives comme le financement par l'entreprise Perenco elle-même de l'exposition « Maya » au quai d'Orsay à Paris ce mois-ci. Elles ne constituent qu'un cache-sexe pour des multinationales aux activités nocives menées en complicité avec les gouvernements en place. (Anibal Garcia est également venu rencontrer Europe Ecologie – Les Verts cette semaine, auprès du Collectif Guatemala).

Construire une vraie gouvernance écologique mondiale semble seule pouvoir répondre aux agissements des multinationales et à la corruption persistante des gouvernements, engendrée par l'exploitation des ressources naturelles à prix fort. Contre toutes ces exactions, Europe Ecologie – Les Verts propose la création d'une Organisation Mondiale de l'Environnement, intégrée au sein du système des Nations-Unies, à laquelle serait attachée une Cour pénale de justice ayant le pouvoir de s'autosaisir. Rendre contraignante les législations sociales et environnementales devient pressant face au défi écologique : mettre en place une clause de la nation la plus favorisée en termes environnementaux, sur le modèle prôné à l'OMC et créer rapidement un véritable statut pour les biens publics mondiaux et biens communs constituent d'autres pistes à étudier.

Le rapport complet sur le cas PERENTO (70 pages en format PDF)

En sponsorisant l’exposition Maya du Quai Branly, Perenco n’aura pas forcément perdu au change : au titre du mécénat, les dons à cette institution sont défiscalisés à 60%.

Il n'y a pas de petits profits !

Pour plus de détails sur les activités de Perenco au Guatemala, nous vous invitons a consulter le dossier réalisé par le Collectif Guatemala.

Commenter cet article