*** MAINTENANT FUKUSHIMA EST CHEZ VOUS ***
INTRODUCTION
La radioactivité issue de l'accident de Fukushima est en train de polluer la planète par les voies naturelles mais les circuits commerciaux humains sont un accélérateur à sa diffusion, une voie jusqu'à vous qui est par trop négligée.
La radioactivité issue de l'accident de Fukushima se constitue avec différents atomes, quasiment tous les plus courants à la surface de la terre puisque le bombardement de n'importe quel atome avec des particules le transforme en général en un autre, radioactif aussi. Nous retenons évidemment ceux qui nous semblent les plus immédiatement dangereux pour notre survie : le plutonium, l'uranium et quelques autres parmi les plus lourds connus, puis ceux ayant le plus d'affinités avec notre physiologie, les principaux étant : l'iode (à cause de la thyroïde), le strontium (trop semblable au calcium auquel il se substitue) et le césium (mimétique du potassium qui est un élément fondamental dans la transmission nerveuse et le fonctionnement musculaire, entre autres).
La répartition de la radioactivité issue de l'accident de Fukushima est encore très mal connue bien que surveillée de leur mieux par un paquet de gens, scientifiques, médecins, etc.
La radioactivité issue de l'accident de Fukushima emmerde le gouvernement japonais par sa gravité et son étendue, elle emmerde aussi le lobby du nucléaire pour des raisons financières évidentes et enfin mais assez moyennement les yakuzas qui font leur beurre sur la viande humaine allant se suicider sur le site détruit pour pas cher, entre autres.
Tous ces "braves gens" cherchent à en minimiser les dégâts aux yeux de l'opinion et ils ne sont pas dépourvus de moyens pour ça, comme chacun le sait.
Les états des lieux officiels présentés par le gouvernement japonais minimisent la gravité de la situation qui reste mal connue dans le détail mais elle sert de référence aux administrations des autres états puisque c'est l'officielle.
La cartographie de référence pour ce qui suit concerne le césium 137, le plus dangereux et celui avec lequel nous n'en avons "plus que" pour 300 ans environ avant de pouvoir baisser la garde si aucun autre accident nucléaire ou bombe atomique ne vient en rajouter dans notre si fine biosphère.
Elle date du 15 novembre 2011, mais à l'échelle de 300 ans c'est sans importance.
Elle est celle présentée dans cet article que je vous invite à lire maintenant :
SPECIAL JAPON: Nouvelle cartographie de la contamination des sols
(En anglais : par l'IEEE )
Côté "reste du monde", pour bannir l'importation de tout produit radioactif du Japon sans pour autant en boycotter toute l'économie il n'y a pas 36 solutions : Soit on met un compteur Geiger devant chaque produit, au départ ou à l'arrivée (à l'arrivée de préférence mais ...), soit on détermine quelles sont les préfectures japonaises épargnées et on refuse ce qui vient d'ailleurs (comme s'il n'y avait pas de camions ni d'imprimantes au Japon ...), soit les deux. La deuxième solution est celle actuellement préférée en Polynésie.
Compte tenu de ce qui précède, j'ai eu des doutes sur cette détermination des "préfectures contaminées" et je me suis procuré le texte. Ce qui suit est une comparaison entre l'état des lieux sur le terrain des préfectures et notre législation afin de tenter de deviner si nous sommes actuellement exposés.
ANALYSE DE LA CONTAMINATION AU JAPON
La situation connue au 15 novembre 2011 était donc celle-ci selon l'article ci-dessus :
15 nov 2011,
Bq/kg.
Si l'on considère que le taux naturel de césium radioactif est en dessous de 5 Bq / kg (= désintégrations par seconde pour un kilogramme) alors, d'un point de vue purement administratif, la carte des préfectures japonaises radioactives est la suivante (les zones saines sont en vert, parfois au moins une partie des autres est au dessus du seuil mais, administrativement, chaque préfecture est un tout indissociable) :
5
Si l'on considère que le taux de l'intolérable est de 10 Bq / kg alors cette carte devient :
10
Ceci dit, 10 Bq/kg, ce n'est plus anodin même si ce n'est pas effroyable : Le césium reste radioactif au moins 300 ans, c'est le temps d'exposition aux radiations qui induit les cancers. Il n'est absolument pas conseillé de manger des produits dégageant 10 Bq/kg de césium, c'est dangereux. Or, si le sol est à ce seuil, ce qui pousse ne peut qu'être encore plus radioactif puisque le césium est, comme le potassium, recherché par le vivant végétal ou animal, donc plus concentré en eux que dans le sol.
Si l'on considère, comme certaines réglementations le tolèrent, que le seuil est à 50 Bq / kg le Japon deviendrait celui-ci :
50-100
et si l'on double cette dose, 100 Bq / kg, on obtient la même !
Pour obtenir un changement visible il faut monter à 250 Bq / kg :
250
et même en restant à ce niveau déjà invivable plus du quart du Japon devrait être évacué, capitale comprise.
Un point de situation a été donné début mars 2012 par la revue scientifique Science & Avenir : [Fukushima, 1 an après] La contamination du sol par le césium
Notez que sur cette carte-ci, partielle, incomplète et qu'un regard rapide ferait considérer comme rassurante par rapport aux précédentes ici, que ses paliers sont directement en "KBq" c'est à dire en milliers de Bequerels, donc mille fois plus violents.
ANALYSE DE LA RÉGLEMENTATION EN POLYNÉSIE
Elle évolue, évidemment, et c'est assez difficile pour une poule d'y retrouver ses petits mais avec quelques conseils avisés, le site juridique de la Polynésie, LexPol, permet de faire le point.
Le contrôle à l'importation s'articule sur trois arrêtés en Conseil des Ministres (CM) se modifiant successivement :
1- Arrêté n° 579 CM du 04/05/2011
2- Arrêté n° 829 CM du 23/06/2011
3- Arrêté n° 1105 CM du 29/07/2011
Le texte consolidé, c'est à dire synthétisant les trois précédents, est ici. (sous Word)
Il est ahurissant d'y lire que les doses maximales autorisées en césium 134 et 137 sont, en Bq/kg ou Bq/L, de:
Aliments pour bébés : 400
Produits laitiers : 1 000
Liquides destinés à la consommation : 1 000
Autres denrées alimentaires : 2 500
Pour l'alimentation du bétail, les dosent passent à :
aliments pour porcs : 1 250
aliments pour volailles, agneaux, veaux : 2 500
Autres : 5 000
Je sens que les bœufs vont devenir aussi radioactivement lumineux que les chiens et les chats ...
Le texte dit ensuite :
Concernant les denrées alimentaires et aliments pour animaux producteurs de denrées alimentaires originaires ou en provenance du Japon, chaque lot de produit est accompagné d’une déclaration signée par une autorité compétente japonaise visée en annexe 2 du présent arrêté, et précisant :
a) Que le produit a été récolté ou transformé avant le 11 mars 2011, ou ;
(remplacé, Ar n° 1105 CM du 29/07/2011, art. 1er)
« b) Que le produit est originaire et en provenance d’une préfecture autre que Fukushima, Gunma, Ibaraki, Tochigi, Miyagi, Nagano, Yamanashi, Saitama, Tokyo, Chiba Kanagawa, ou Shizuoka ou ;
c) Que le produit est en provenance des préfectures de Fukushima, Gunma, Ibaraki, Tochigi, Miyagi, Nagano, Yamanashi, Saitama, Tokyo, Chiba, Kanagawa ou Shizuoka mais qu’il n’est pas originaire de l’une de ces préfectures et qu’il n’a pas été exposé à de la radioactivité au cours de son transit, ou ;
d) Que le produit ne contient pas de niveaux de radionucléides iode-131, sésiul-134 et césium-137 supérieurs aux niveaux maximaux admissibles mentionnés à l’article 2 ci-dessus, s’il est originaire des préfectures de Fukushima, Gunma, Ibaraki, Tochigi, Miyagi, Nagano, Yamanashi, Saitama, Tokyo, Chiba, Kanagawa et Shizuoka. »
Les produits visés au point a) ci-dessus sont considérés comme exempts de contamination radioactive et peuvent être mis sur le marché.
Les produits visés au point b) ci-dessus sont autorisés de mise sur le marché, sauf si une analyse de contrôle réalisée dans un laboratoire agréé par l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) ou un laboratoire accrédité révèle des taux de radionucléides iode-131, césium-134 et césium-137 supérieurs aux niveaux maximaux admissibles mentionnés à l’article 2 ci-dessus.
Les produits visés au point c) et c) ci-dessus sont également autorisés de mise sur le marché, sauf si une analyse de contrôle réalisée dans un laboratoire agréé par l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) ou un laboratoire accrédité révèle des taux de radionucléides iode-131-, césium-137 supérieurs aux niveaux maximaux admissibles mentionnés à l’article 2 ci-dessus.
Les produits visés au point d) et ci-dessus ne peuvent être mis sur le marché que s’ils sont accompagnés du rapport d’analyses réalisé par un laboratoire agréé par les autorités japonaises précisant que le taux de radionucléides mesuré est inférieur aux niveaux maximaux mentionnés à l’article 2 ci-dessus (iode-131, césium-134 et césium-137), sauf si une analyse de contrôle réalisée dans un laboratoire agréé par l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) ou un laboratoire accrédité révèle des taux de radionucléides supérieurs aux niveaux maximaux admissibles mentionnés à l’article 2 ci-dessus.
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Ce qui, au niveau des préfectures nommées, donne la carte suivante :
PF
C'est à dire un niveau moyen de radiation du césium dans le sol
bien supérieur à 250 Bq / kg !!
( carte à 250 Bq / kg = la carte au-dessus, qui précède celle-ci. )
AU SECOURS ! HELP! SOS !!
Attendu qu'il n'y a en Polynésie strictement aucun compteur Geiger à la Douane ou à la Protection Civile pour contrôler les arrivages japonais (ou autres), ce n'est que sur la bonne foi des documents fournis et sur les critères de sécurité "garantis" par cette dernière carte que les denrées japonaises sont mises à la consommation en Polynésie, vu le niveau de compromission des instances japonaises avec la mafia des Yakuzas et avec le lobby nucléaire, je demande instamment aux autorités polynésiennes de se pencher sur ce problème avant que toute cette radioactivité importée vienne masquer - de très très loin - celle que nous sommes déjà obligés de subir en conséquence des essais nucléaires français de "la grande époque". (le nombre de certains cancers en Polynésie est à plus du double de leur prévalence en métropole déjà avant Fukushima ... )
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Je tiens à rappeler aux parasites sociaux qui considèrent leur fonction comme étant essentiellement axée sur le détournement de fonds publics, les abus de pouvoir, les passe-droits, népotismes, fetiismes, etc, que l'atome ne fait aucune distinction dans le choix de ses victimes, que ce soit par l'argent ou de toute autre manière.
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Par pitié, instaurez un contrôle systématique de la radioactivité à l'importation selon des normes sanitaires médicalement validées par des médecins indépendants de l'industrie nucléaire et équipez les gens chargés de ces contrôles avec les appareils et la formation à leur utilisation avant que les cancers ne vous atteignent ainsi que nous tous.
Ce n'est pas parce que le gouvernement japonais se sent obligé d'euthanasier son pays à feu nucléaire moyen que nous sommes obligés de participer à leur suicide collectif !
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Mahina, île de Tahiti, le jeudi 3 mai 2012.
https://www.facebook.com/notes/mimi-mato/fukushima-e-tatou-où-en-est-la-radioactivité-japonaise-en-polynésie/293447120741595
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