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Mercredi 10 avril 2013 3 10 /04 /Avr /2013 08:19

Bisphénol A, substance tout risque

DÉCRYPTAGE. Un nouveau rapport de l’Anses confirme et précise les dangers liés au composé chimique.

PAR ÉLIANE PATRIARCA (libé)

L’Anses enfonce le clou sur le bisphénol A (BPA). En septembre 2011 déjà, dans un rapport sur cette substance chimique classée perturbateur endocrinien, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail avait conclu à sa dangerosité. Elle pointait alors ses effets nuisibles «avérés» chez l’animal (sur la reproduction, la glande mammaire, le métabolisme, le cerveau et le comportement) et«suspectés» chez l’homme, et cela même à de faibles niveaux d’exposition, surtout pour les femmes enceintes, les nourrissons et les jeunes enfants.

Sa nouvelle évaluation, publiée hier, fruit de trois années d’expertise collective, confirme ces conclusions, mais «va beaucoup plus loin», précise Gérard Lasfargues, directeur général adjoint scientifique de l’Anses : «Le travail considérable réalisé pour documenter les différentes sources d’exposition au BPA nous permet de confirmer qu’il faut réduire l’exposition de la population, mais aussi d’affirmer que la voie principale de contamination est l’alimentation et que les risques concernent en priorité l’enfant à naître des femmes exposées durant leur grossesse.» Un «rapport courageux», salue André Cicolella, toxicologue fondateur du Réseau environnement santé (RES). Ce scientifique, qui a lancé l’alerte sur le BPA dès 2009, estime qu’il «révolutionne l’expertise institutionnelle en dépit des pressions qui ont pu s’exercer sur l’Anses». D’ailleurs, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), à qui l’agence française a présenté son évaluation, vient de décider de repousser à novembre l’avis scientifique qu’elle devait donner ce printemps. Cet avis servira de base à la réglementation européenne sur les perturbateurs endocriniens qui devrait être adoptée en juin 2015.

Où trouve-t-on le BPA ?

Substance chimique utilisée depuis plus de cinquante ans, le bisphénol A sert à la fabrication de plastiques solides et transparents, utilisés dans les récipients pour micro-ondes, les bonbonnes d’eau ou le matériel médical, mais aussi à la composition des résines époxydes qui tapissent les boîtes de conserve. Il est utilisé comme révélateur chimique dans les papiers thermiques (tickets de caisse ou reçus de cartes bancaires). En 2011, l’Anses préconisait déjà de le remplacer «sans tarder». Car le BPA fait partie de cette famille de produits encore mal connue mais qui inquiète énormément la communauté scientifique internationale : les perturbateurs endocriniens. Des substances chimiques qui peuvent, en mimant ou en empêchant l’action des hormones naturelles, perturber le fonctionnement des glandes endocrines, et donc de tout le métabolisme. Les scientifiques les soupçonnent de jouer un rôle dans l’épidémie de maladies chroniques (cancers hormono-dépendants, obésité, diabète et maladies cardiovasculaires), ainsi que dans les problèmes de procréation.

Comment se fait la contamination ?

L’Agence nationale de sécurité sanitaire a fait réaliser des campagnes spécifiques d’analyses du BPA dans les aliments, les eaux destinées à la consommation humaine (distribuées en réseau ou conditionnées), l’air et les poussières de logements, ainsi que sur des tickets thermiques. «La modélisation des expositions a permis de montrer que la voie principale de contamination est la voie alimentaire, qui contribue à plus de 80% de l’exposition de la population», souligne Gérard Lasfargues. Particulièrement ciblées : «Les boîtes de conserve, qui représentent environ 50% de l’exposition alimentaire totale, mais aussi, à notre grande surprise, l’eau distribuée en bonbonnes de polycarbonate. On ne s’attendait pas à y trouver de tels niveaux de concentration de BPA !»

L’exposition par l’air ambiant ou par l’eau des canalisations paraît négligeable. En revanche, la manipulation répétée de papiers thermiques conduit à des situations potentiellement à risques, en particulier dans un cadre professionnel (pour les caissières par exemple).

Qui est menacé ?

L’Anses a étudié les effets sur le développement cérébral, sur la glande mammaire, sur le système reproducteur femelle et sur le métabolisme et l’obésité. Sur la base des études conduites sur des animaux et des données sur l’exposition réelle de la population, l’Anses conclut que les risques principaux concernent «l’enfant à naître des femmes enceintes exposées durant leur grossesse». «Il y a un risque d’altération de la glande mammaire chez l’enfant qui pourrait favoriser un développement tumoral ultérieur», explique Gérard Lasfargues, et donc la survenue de cancers.

Comment diminuer les risques ?

Le Parlement a adopté une loi interdisant le bisphénol A dans tout conditionnement à vocation alimentaire à partir de 2015. Première étape, sa présence est interdite dans les contenants alimentaires destinés aux enfants de moins de trois ans depuis janvier. «Cette nouvelle législation devrait conduire à une baisse très significative du niveau d’exposition au BPA», se réjouit l’Anses. D’ores et déjà, l’agence recommande de réduire l’exposition des personnes manipulant des papiers thermiques contenant du bisphénol A. Aux femmes enceintes, elle conseille également d’éviter boîtes de conserves et bonbonnes d’eau.

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Mardi 2 avril 2013 2 02 /04 /Avr /2013 12:46

Earth hour : le WWF nous prend pour des c...

La mascarade du WWF : http://earthhour.fr 

Affligeant déferlement médiatique : http://bit.ly/Zpz8p3  

Avec le WWF, chaque année, on peut éteindre sa lumière pendant une heure... et son cerveau pendant 365 jours
. Ça s'appelle « Earth hour », en français « L'heure de la Terre ». Il s'agissait, le samedi 23 mars, d'éteindre ses lumières pendant une heure. Pour mémoire, il y a quelques années, une action militante - qui a totalement échoué - consistait à demander aux citoyens de couper tous ensemble leurs éclairages et appareils pour contester le système consumériste et polluant dans lequel nous vivons, et en particulier l'industrie nucléaire.


De vifs débats existaient alors sur les conséquences possibles de cette action si elle était suivie en nombre. Certaines personnes évoquaient le risque d'effondrement du système électrique français, voire européen. Un risque d'accident nucléaire était même envisagé ! D'ailleurs, le RTE-EDF (Réseau de transport de l'électricité) lui-même était intervenu pour évoquer une action « irresponsable » et demander aux citoyens... de continuer à consommer de l'électricité à l'heure dite. 

Bien sûr, à part quelques milliers de militants, presque personne n'a eu vent de cette action que les principaux médias se sont bien gardé d'évoquer. Et c'est à peine si un infime décrochage de la consommation d'électricité a pu être détecté ! 
Mais l'initiative n'a pas été perdue pour tout le monde : le WWF, organisation nuisible, capable de pervertir les plus nobles engagements, en a fait une écoeurante opération de désinformation et de tromperie.

Loin de s'opposer au système, Earth hour est au contraire totalement institutionnalisée : dans le monde entier, les autorités sont parties prenantes et amusent la population en éteignant les bâtiments emblématiques, comme la Tour Eiffel à Paris. Même l'ignoble FIFA (Fédération internationale de football) participe désormais à cette mascarade (voir ci-dessous).

Sur le site web associé, on peut découvrir des débilités comme « Samedi 23 mars à 20h30, branchez votre MP3 et devenez un human light ». Un peu plus loin, tout de même, il est question de l'atome : « Soyons informés des dangers du nucléaire ». Il ne s'agit donc pas d'évoquer l'arrêt de la moindre centrale, juste d'être « informé », pour savoir comment et pourquoi nous allons être irradiés ! Pour sauver la planète, c'est une évidence, il faut commencer par détruire le WWF. 

http://www.observatoire-du-nucleaire.org

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Lundi 25 février 2013 1 25 /02 /Fév /2013 10:28

Un long article particulièrement intéressant sur le stockage des déchets nucléaires (voir le lien tout en bas)

Pour les mouvements écologistes lutter contre l'enfouissement des déchets a été une façon de mettre des bâtons dans les roues de l'industrie nucléaire. Une guérilla utile et efficace.

Si l'arrêt le plus rapidement possible du nucléaire est une nécessité absolue, Le stockage et la surveillance des déchets (10 millions d'années !) doit être envisagé - une fois toutes les centrales misent à l'arrêt. Le stockage en sous sol me semble la solution la plus logique et sûre.

Bien évidement il aurait mieux valut ne jamais en produire. 


** * **

<< Le pouvoir politique, depuis 1973, a fait le choix constant d'un recours massif au nucléaire pour produire de l'électricité, tous les gouvernements ayant suivi cette orientation. C'est donc bien principalement entre les citoyens et leurs élus que le débat doit se tenir.

Comment transformer cet exercice (de débats publics -a partir du 15 mai - sur le projet Cigéo) qui voit souvent la simple juxtaposition des points de vue en débat permettant aux citoyens de s'informer et de discuter alors que les décisions essentielles sont souvent déjà prises par les gouvernements ou exécutifs territoriaux ? C'est une question pour l'instant sans réponse satisfaisante. Les expériences de Débats publics au sens de la loi sont souvent décevantes. Qu'il s'agisse de projets précis ou des rares débats généraux comme sur les déchets nucléaires ou les nanotechnologies. Mon opinion à ce sujet est radicale: le problème provient de la conception initiale de ces Débats publics, perçus par les responsables politiques comme un alibi de "démocratie participative" et non comme un moyen d'améliorer la démocratie représentative. >>

 

DÉCHETS NUCLÉAIRES: DÉBAT SUR LE STOCKAGE GÉOLOGIQUE :   http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2013/02/déchets-nucléaires-débat-sur-le-stockage-géologique.html


votre-confort-de-demain.jpg

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Vendredi 22 février 2013 5 22 /02 /Fév /2013 19:38

 

Quand Vinci, bétonneur de Notre-Dame-des-Landes,

finance Nicolas Hulot

Publié le 22 février 2013

 


-

Le Monsieur ne nous était déjà pas très sympathique, il commence désormais à devenir franchement inquiétant. Nicolas Hulot, car c’est bien de lui dont il s’agit, est un individu attrape-tout passé mettre dans l’art du double langage. A cette faculté dont il use et abuse (produire une émission sur la nature sponsorisée par Rhône-Poulenc en est un exemple parmi tant d’autres), s’ajoute un autre talent : sa capacité à jouer les girouettes. Un coup à droite, un coup à gauche, c’est un peu la marque de fabrique de l’homme au kytesurf.

Dernière illustration : après avoir joué les grattes papiers pour Chirac (le fameux discours de la maison qui brule…), le promoteur de l’inoubliable Grenelle de l’environnement pour Sarkozy, il est désormais l’envoyé spécial pour la planète d’Hollande.

Comme si sa besace n’était pas assez pleine, Mediapart y ajoute aujourd’hui sa petite pierre via un article au titre qui en dit long : « L’argent pas très vert de la fondation« . D’emblée, le ton est donné : « Peut-on lancer « le think tank de la transition énergétique » et le faire financer par la multinationale qui construit l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes ? Sans aucun doute, oui, c’est possible : la Fondation Nicolas Hulot (FNH) vient d’y procéder. »

EDF, RTE (la filiale d’EDF qui transporte le courant), SNCF et Vinci autoroute parmi les généreux donateurs

La journaliste Jade Lindgaard va alors droit au but. Après avoir rapidement fait le portrait de cet énième think tank à grosses têtes, elle détaille le financement de celui-ci : « Son budget prévisionnel avoisine 1,5 million d’euros (communication, frais de structure, ressources humaines…), financés à 23 % par les institutions (ministères, Ademe, Caisse des dépôts et consignation), à 20 % par la fondation et à 57 % par des mécènes dédiés, soit au think tank en général, soit sur des projets en particulier. La liste de cesentreprises, qui font des dons au laboratoire d’idées en échange d’une défiscalisation (60 % du montant du don), est à ce jour très courte : EDF, RTE (la filiale d’EDF qui transporte le courant), SNCF et Vinci autoroutes, filiale du groupe qui veut construire et exploiter l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Elle est publique, consultable sur le site de FNH. Les montants demandés par le think tank varient de 10 000 à 50 000 euros, en fonction du chiffre d’affaires du donateur et de la durée de l’engagement« .

Heureusement, l’honneur est sauf comme l’explique Marion Cohen, l’heureuse directrice de ce laboratoire aux idées révolutionnaires : « nous sommes ouverts à toutes les entreprises qui veulent nous financer à l’exception peut-être de Total et d’Areva« . Ouf, nous sommes sacrément rassurés. Mais pour achever de dissiper nos derniers doutes et nous prouver la bonne foi de ce club au service de l’Humanité, la brave dame ajoute qu’ « Il n’y a pas de contrepartie lourde. La seule chose qu’ont ces entreprises, c’est la valorisation institutionnelle. Elles ont le droit de dire qu’elles sont nos mécènes ».

« Elles ont le droit de dire qu’elles sont nos mécènes »

Nous y voilà… Apparemment, en prononçant cette phrase Marion Cohen ne semble pas s’être interrogée un seul instant sur ce que recouvraient ses propos… Comme le souligne Jade Lindgaard, « Dans ses prochains bilans financiers et communiqués de presse, Vinci ajoutera-t-il une page sur ses bonnes œuvres écologistes ? Le groupe y aurait tout intérêt, adoucissant ainsi son image de bétonneur. Son soutien à la fondation ne lui sera pas seulement utile fiscalement mais aussi, et peut être surtout, stratégiquement. Bénéficiaire de son capital économique, le think tank lui offrira en retour beaucoup : du capital symbolique. »

La boucle est bouclée, le système est bien en place et les compromis ou plutôt les compromissions ne semblent plus gêner grand monde. Le grand cirque néolibéral poursuit sa course folle et prédatrice, sans prendre la peine de se cacher. Puissent les ZAD (Zone à Défendre), de Notre-dame des-Landes à Gonesse en passant par le Morvanse multiplier partout pour faire sortir de la route, une bonne fois pour toute, cette machine à broyer hommes et nature.

http://petitsmatinsetgrandsoir.wordpress.com

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Vendredi 18 janvier 2013 5 18 /01 /Jan /2013 12:44

Une petite réflection pour aider au choix...

Lettre ouverte d'Alain LIPIETZ à la Fondation de l’avenir, à l’Association de recherches contre le cancer, aux Instituts Gustave Roussy, Curie, etc.

J’ai laissé passé le délai de rigueur : on ne m’accusera pas d’avoir saboté votre collecte de dons 2012 par un boycott d’humeur. Mais cette fois, malgré tous vos rappels, j’ai réservé mes dons aux associations pour l’environnement, pour le soutien aux plus démunis (ici et là-bas), aux recherches sur Alzheimer… Pourtant, depuis le cancer de feu ma compagne, décédée il y a quelques années, je vous faisais régulièrement des dons. La lutte pour guérir cette maladie me semblait effectivement sous-évaluée dans les politiques publiques.

Mais, personnellement, je n’ai pas encore le cancer, et mon problème, comme celui de la majorité de mes concitoyens, est d’éviter de l’avoir. Or je dois bien le constater : dans les recherches que vous financez avec nos dons, la prévention n’a aucune place.

Votre passivité face aux expériences de Gilles-Éric Seralini m’a choqué. Il soulevait pourtant un fameux lièvre : le caractère cancérigène de certains OGM dispersés dans la nature ou dans les aliments. On a critiqué le nombre insuffisant de ses rats (sans trop relever que son expérience était beaucoup plus longue que celles ayant conduit à l’autorisation de ces mêmes OGM). Je m’attendais donc à une ruée de la recherche française en cancérologie vers des expériences tendant à confirmer ou infirmer celle de Séralini, et à les étendre à d’autres substances. Rien de tout cela n’apparaît dans vos bulletins.

Comprenez-moi bien. Les dons aux associations d’utilité publique sont certes déduits aux deux tiers de nos impôts. Ce n’est pourtant pas une niche fiscale. Le troisième tiers, nous le payons plein pot : pour avoir simplement le droit d’orienter, sur nos impôts , les deux premiers tiers vers des dépenses autrement utiles que le « Crédit d’Impôt Compétitivité » offert à Total ou à Mittal. Pour un ménage qui paie 5000 euros d’impôt et vous fait 1500 euros de dons, 1000 euros sont remboursés sur ces impôts. Mais au final il aura payé 5500 euros, 500 de plus que ce que lui réclame le fisc, pour le plaisir de vous voir en recevoir, vous, 1500, que l’État ne vous aurait pas offerts autrement.

Que le gros de la recherche médicale, pharmaceutique ou hospitalière, serve à soigner les maladies déjà contractées se comprend : elle est en dernier analyse financée essentiellement par la Sécurité sociale-Maladie, à l’occasion du remboursement des soins et médicaments.

Que la recherche publique hésite à s’aventurer vers la prévention se comprend aussi. Pasteur et ses disciples prêchaient l’hygiène pour débarrasser l’espèce humaine des microbes qui l’empoisonnaient depuis des millénaires. Les poisons à combattre aujourd’hui, les germes de « ces maladies crées par l’homme » comme dit le Pr Belpomme, maladies chroniques telles que cancers, asthme, diabètes, infécondité, autisme, allergie, malformations, j’en passe et des pires, sont les résidus de l’activité de grandes entreprises : OGM, pesticides, herbicides, diesel et autres produits chimiques mutagènes, cancérigènes, reprotoxiques, allergisants... On comprend que la recherche d’un État qui défend « ses » entreprises hésite à affronter de tels mastodontes (qui d’ailleurs la cofinance). L’hygiénisme public anti-Total ou PSA n’est pas pour demain.

Alors, que nous reste-t-il à nous, malades en puissance, pour débusquer, dénoncer les responsables de ces maladies qui nous guettent ? Vos associations. Financées par nous, indépendantes des grands lobbys et de « la compétitivité nationale », vous étiez notre seul espoir. Vous avez failli.

Sans ignorer l’importance de guérir le cancer de ceux qui l’ont déjà, je suspends donc mes contributions, jusqu’à ce que vous daigniez vous intéresser au sort de ceux qui ne l’ont pas encore. Dès 2013 j’espère.

Avec tous mes encouragements

Alain Lipietz

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Samedi 15 décembre 2012 6 15 /12 /Déc /2012 19:17

michelin.jpg      Alternatives économiques - septembre 2012

 

Michelin en INDE : l'enquête de l'OCDE commence

20 octobre 2012

La plainte déposée en France par cinq ONG contre le projet de construction d'une usine par le groupe Michelin en Inde a été jugée recevable. Elle concerne une éventuelle violation des Principes Directeurs de l'OCDE applicables aux multinationales qui prévoient de respecter les droits humains dans le cadre de ses activités. Chaque pays dispose d'un Point de Contact National (PCN). Celui de la France a été choisi parce que le siège social de l'entreprise est en France même si les activités concernées se déroulent dans un pays non membre de l'OCDE.


.Le CCFD-Terre Solidaire, SHERPA, la CGT, la Tamil Nadu Land Rights Federation (TNLRF) et l’Association des villageois de Thervoy protestent contre un projet de parc industriel dans l’Etat de Tamil Nadu qui porterait atteinte à une forêt de 500 hectares. Symbole des arbitrages entre modèles de développement économique et protection de l’environnement ce projet fait l’objet de plusieurs procédures en Inde et a entrainé le dépôt d’une plainte pour non-respect des principes de l’OCDE concernant les multinationales en juillet 2012.

Quatre mois plus tard, la plainte a été déclarée recevable par le Point de Contact National (PCN) français de l’OCDE ce qui signifie que les ONG et l’entreprise seront entendues dans le courant du mois de novembre. Pour William Bourdon, président de l’association SHERPA : « La vraie responsabilité d’une entreprise se mesure désormais au regard de la prévention des risques liés à son activité. Nous attendons du PCN qu’il constate les violations des principes directeurs, qu’il recommande la réalisation d’une étude d’impact sérieuse et indépendante, et qu’il s’assure donc de la suspension des travaux jusqu’à ce que les procédures judiciaires entamées localement arrivent à leur terme ». Le blog mis en ligne par Michelin pour répondre sur les attaques concernant son projet n’a pas été actualisé depuis février 2012. Le groupe n’a pas plus commenté la saisine du PCN que la recevabilité de la plainte.


 

Nouvelle étape dans le contentieux avec les ONG

12 juillet 2012. Lire l'article de Novethic ICI


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INDE - photo a.pizio

 

La CGT, l’association de juristes Sherpa, le CCFD terre-solidaire et des mouvements sociaux indiens, tous unis contre la direction de Michelin ? L’entreprise développe dans le Tamil Nadu, un État du sud de l’Inde, l’une de ses plus grosses usines de pneumatiques au monde. Une usine qui menace les ressources forestières et en eau de la région. Or, « ni l’État ni Michelin n’ont consulté ou informé les populations de manière adéquate, ni mené à bien les études d’impact social et environnemental nécessaires », déplorent la CGT et les ONG  dans un communiqué commun. Aucune des manifestations, grèves de la faim, actions en justice n’ont jusque-là empêché les travaux de se poursuivre.

Des associations françaises et indiennes et le syndicat français ont donc décidé de saisir le « Point de contact national » (PCN) de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques). Cet instrument permet aux 41 États signataires des principes directeurs de l’OCDE – dont la défense des droits humains, la lutte contre la corruption, la protection de l’environnement – de veiller à ce que ces principes soient respectés par les entreprises. Ils demandent la suspension immédiate des travaux de construction de l’usine Michelin, la mise en place d’un comité multipartite et la réalisation d’une étude d’impact sérieuse et indépendante, pilotée par les populations locales. Si le PCN accepte d’examiner le cas, il devrait engager une série de consultations avec Michelin et les parties intéressées. Affaire à suivre. (www.bastamag.net)

 

INDE, le développement à marche forcée

 (publié en janvier 2012)


En soutien aux initiatives citoyennes indiennes, nous lançons un appel à tous ceux et celles qui refusent la loi du plus fort 

Michelin ne doit pas construire 
cette usine en Inde! 

Le mouvement social ne peut plus se contenter de dénoncer abstraitement la délocalisation de l’économie. Non seulement cette dernière ruine l’emploi chez nous, mais elle détruit souvent à la racine les conditions de vie des plus pauvres au Sud. En Inde, un conflit terrible oppose un village d’Intouchables – les plus méprisés de ce pays de castes – et Michelin, notre grande transnationale du pneu. 
Thervoy Kandigai est un bourg du Tamil Nadu, État du sud de l’Inde. Il compte environ 1500 familles, qui vivent depuis toujours des pâturages et forêts proches de Thervoy. Tel est leur territoire, que Michelin s’apprête à détruire pour l’éternité avec cette usine. Non seulement la forêt, espace indispensable à la survie de cette population sans terre, est confisquée mais elle a déjà commencé à être détruite, risquant par la même de tarir les lacs approvisionnant les villages locaux en eau. 
Notre transnationale a en effet réussi à convaincre les autorités fédérales, et entend bâtir une usine ultramoderne de pneus en lieu et place de la forêt des Intouchables. L'espace est déjà clôturé, des bâtiments déjà en construction, le centre de formation déjà ouvert. 
Les villageois se battent seuls depuis deux ans, multiplient les actions, grèves de la faim. En retour, ils subissent la répression : coups, présence policière, emprisonnement, certains depuis février 2011. Ils viennent d’élire un Panchayat – sorte de maire – ouvertement opposé à l’installation de Michelin. Et ils appellent à l’aide internationale. La France est en première ligne, et les signataires de cette pétition demandent, comme les habitants de Thervoy Kandigai l’annulation du projet. Michelin India proclame sur son site internet : « Une des valeurs essentielles de Michelin, c’est le respect des personnes ». Le moment est venu de prouver que ces paroles ne sont pas que de la propagande commerciale.

Ne touchez pas à la forêt des Intouchables de Thervoy Kandigai ! 

Les signataires de la pétition exigent : 
• L’annulation de ce projet de construction d'une usine Michelin à Thervoy Kandigai 
• la restitution des terres aux villageois 
• l'indemnisation des villageois pour les terres détruites 
• la libération des 8 emprisonnés, l'amnistie pour les 61 en attente de jugement et l'arrêt de toute violence contre la population ! 

Pour signer ICI la pétition

La pétition sur : WWW.cyberacteurs.org

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Vendredi 7 décembre 2012 5 07 /12 /Déc /2012 13:31

Le sale business des tests médicaux indiens

 

Dans des conditions souvent douteuses, les laboratoires pharmaceutiques délocalisent de plus en plus les tests de nouvelles molécules dans les pays émergents.

Krishna, tailleur dans la ville d'Indore au centre de l'Inde dans l'état du Madhya Pradesh. Agé de 61 ans, il ne gagnait pas assez pour faire soigner son asthme chronique. En 2009, un pneumologue de l’hôpital public lui propose un « traitement gratuit ». Deux mois après avoir commencé ce traitement son état empire. Krishna est aujourd'hui décédé.

Le traitement en question était en réalité un essai clinique d'un nouveau bronchodilatateur développé par le deuxième laboratoire allemand Boehringer Ingelheim jamais autorisé en Inde.

Entre 2005 et 2010, plus de 3300 essais cliniques ont été réalisés dans des conditions suspectes dans les seuls hôpitaux publics de la ville d'Indore pour le compte de 30 laboratoires, dont 22 multinationales. La moitié d'entre eux (1800 tests) ont été menés sans recueillir le consentement formel des patients. Trente-trois de ces patients sont morts pendant ou juste après ces essais cliniques de médicaments.

Comme par exemple au sein de la commission européenne ou règne les conflits d’intérêts, le système de contrôle des essais cliniques indiens est biaisé. Censé superviser de manière indépendante le déroulement des essais cliniques, le comité d'éthique comptait parmi ses membres quatre médecins pratiquant différents essais cliniques.

Presque tous les patients étaient pauvres ou analphabètes ce qui permets d'en abuser plus facilement. Les autorités du Madhya Pradesh ont depuis interdit tout essais cliniques dans les hôpitaux publics de l'État, mais les douze médecins impliqués ont pendant ces cinq ans doublé leur revenus.

Délocalisation : Une affaire très rentable

Car c'est l’appât du gain qui à travers toute l'Inde entraine ces dérives qui ne concerne pas que la ville d'Indore. Des dizaines de scandales similaires ont été révélés. Plus de 1800 patients sont décédés depuis l'ouverture de l'Inde aux essais cliniques étrangers en 2005.

En sept ans le nombre des essais cliniques a été multiplié par 35. En juin 2012, 2086 test étaient menés sur 200.000 personnes dont la moitié pour le compte de laboratoires étrangers. Ce marché profite seulement aux médecins et aux intermédiaires locaux.

En délocalisant leurs essais cliniques, les industriels cherchent à réduire leur coût au détriment de la fiabilité. En France par exemple, il faut des années pour convaincre et recruter des patients pour des tests cliniques et coute 4500 euros par patient et par an, alors qu'en Inde quelques semaines suffisent et ils ne sont indemnisé que quelques centaines d'euros dans le meilleur des cas, certains comme Krishna ne recevant même aucune rétribution.

Un autre problème est la difficulté, voire l'impossibilité, de contrôle de ces essais. Pour l'Europe, 37% des patients recrutés résident hors d'Europe, ce taux est de 60% pour les médicaments des laboratoires États-uniens.

Comme en beaucoup de domaine, les responsables du gouvernement indien n'abordent les essais cliniques que du point de vue financier, oubliant d'y porter un regard éthique et bienveillant à l'égard de leur population.

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(la plupart des infos proviennent de la revue Alternatives économiques)

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Le film d'Alaa Ashkar " Route 60, un itinéraire au delà des frontières"  sera projeté en présence du réalisateur le mercredi 22 mai à 20H30 aux Cinémas de Millau.

Le Comité Palestine de Rodez organise une
SEMAINE PALESTINIENNE
Avec 2 manifestations publiques
et des interventions auprès de groupes de jeunes
 du 21 au 25 mai 2013.
2 évènements majeurs :
LE JEUDI 23 MAI au cinéma le ROYAL à 20h30 - Rodez
projection du Film " Route 60, un itinéraire au delà des frontières" d'Alaa ASHKAR. Pour voir la bande annonce et en savoir plus sur Alaa ASHKAR, vous pouvez cliquer sur ces liens.  Le comité Palestine a soutenu ce film (voir article) et est ravi de recevoir Alaa pour nous présenter son travail.
LE SAMEDI 25 MAI à la Menuiserie, à partir de 19 heures - Rodez
Soirée Palestinienne avec repas (sur réservation) et Concert avec : YANAL & NAWRAS, et MINISTERI DEL RIDDIM
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Débat public sur le stockage des déchets radioactifs à Bure.

Le jeudi 23 mai a lieu la première réunion publique concernant l’enfouissement des déchets nucléaires à Bure (Meuse).

Ce même jour, en soutien aux opposants à ce projet mortifère, nous organisons

un rassemblement à 18 h à la gare de Tournemire,

pour nous rendre devant le tunnel de  l’IRSN (Institut de Radioprotection et Sureté Nucléaire).

Nous appelons un maximum de gens à nous rejoindre pour dire STOP AU NUCLEAIRE ; Sortir du nucléaire Sud-Aveyron.

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 LE PROJET NEGAWAT POUR REUSSIR
LA TRANSITION ENERGETIQUE 

Conférence – Débat le vendredi 24 mai à 20h30

salle de la menuiserie à Millau (12)

Animée par Carine Barbier, économiste au CNRS et Ambassadrice de l’association Négawatt

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Nous n'acceptons plus les copinages. Nous n'acceptons plus le poison. C'est pourquoi nous manifestons contre Monsanto.`

Manifestation internationale  dans l'Aude à Trèbes (site Monsanto)

  Ce 25 mai, les activistes du monde entier participent à la manifestation contre MONSANTO


Plus d'infos : http://carcassonne.demosphere.eu/rv/542
La manifestation à Paris: http://on.fb.me/10ysmyy


contre.png

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Faites de la politique...si possible autrement
 Lundi 27 mai à 20h15, séance spéciale de Notre Monde au cinéma L'Arc en ciel (7 rue Emile Planchon, 34190 Ganges), suivie d'un débat avec le cinéaste Thomas Lacoste. Tarif : 5€. Renseignements : 09 60 37 82 83.

http://www.notremonde-lefilm.com/index.html
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Artistes Plasticiens en Transhumance - Eté 2013

Le 26 mai à Valleraugue au Festival " Des Arts dans la rue "

Du 1er au 30 juin à la Maison du Parc National des Cévennes à la Serreyrède

Du 1er au 31 juillet à la Médiathèque Lucie Aubrac de Ganges

Les 2, 3 et 4 août au Festival de la Station météo de l'Aigoual

Du 6 au 24 août à Lasalle avec la Filature du Pont de fer 

Avec : Alfredo Portela,  sculpture en métal; Véronique Leblon, Sculptures bois; Jan Fairbairn- Edwards,  papier; Jean-Michel Allavoine, photographe; Annette Gibert, céramiste; Isis Olivier, Peintre; Claire Schneider, textile; Virginie No, installations; Jean Claude Bernard, typographe.

Organisée par la Filature du Mazel

 30570 Notre Dame de la Rouvière

Contact: 06 32 59 68 85

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Affiche-Festival-DTM1.jpg

http://culturedelapaix.org/festivaljusticepaix/

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festival kokopelli

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19 septembre, 

Marcoule : réunion thématique « Les voies de gestion : transmutation, entreposage, stockage »
plus d'infos à venir... 

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UN REVENU POUR TOUS - Précis d'utopie réaliste

par Baptiste MYLONDO - éditions UTOPIA (104 pages - 4 €)  

   revenu-pour-tous-utopia.jpg

Baptiete Mylondo milite sans plus attendre pour un l'instauration d'un revenu inconditionnel ici et maintenant. Esprit rigoureux et prudent, il avance avec discernement dans l'élaboration de son propos et analyse chacun des arguments qui jalonne l'histoire d'un droit au revenu à vie, qu'il soit "garanti", "universel" ou "citoyen", pour montrer en quoi le revenu inconditionnel lui semble préférable à tous les autres : il permet de sortir de l'assistanat pour entrer dans le domaine de la justice sociale, il favorise l'autonomie financière et l'autonomie individuelle, supprime le contrôle des chercheurs-euses d'emploi, déloge le travail de la place centrale qu'il occupe dans nos existences et éradique à la fois le chomage et la misère (pouvu que ce revenu soit supérieur au seuil de pauvreté). Et ce n'est pas tout, l'auteur démontre aussi comment le financer dès aujourd'hui.

Un livre à mettre dans toutes les poches...

Présentation

quelques photos...

  • Causse & Cévennes 8320
  • Nouvelle-Caledonie 0240
  • DSCN2070
  • le Vigan
  • Nouméa- le musée
  • DSCN2094

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