Samedi 5 mai 2012 6 05 /05 /Mai /2012 11:50

 

*** MAINTENANT FUKUSHIMA EST CHEZ VOUS ***

 

INTRODUCTION

 

La radioactivité issue de l'accident de Fukushima est en train de polluer la planète par les voies naturelles mais les circuits commerciaux humains sont un accélérateur à sa diffusion, une voie jusqu'à vous qui est par trop négligée.

 

La radioactivité issue de l'accident de Fukushima se constitue avec différents atomes, quasiment tous les plus courants à la surface de la terre puisque le bombardement de n'importe quel atome avec des particules le transforme en général en un autre, radioactif aussi. Nous retenons évidemment ceux qui nous semblent les plus immédiatement dangereux pour notre survie : le plutonium, l'uranium et quelques autres parmi les plus lourds connus, puis ceux ayant le plus d'affinités avec notre physiologie, les principaux étant : l'iode (à cause de la thyroïde), le strontium (trop semblable au calcium auquel il se substitue) et le césium (mimétique du potassium qui est un élément fondamental dans la transmission nerveuse et le fonctionnement musculaire, entre autres).

 

La répartition de la radioactivité issue de l'accident de Fukushima est encore très mal connue bien que surveillée de leur mieux par un paquet de gens, scientifiques, médecins, etc.

 

La radioactivité issue de l'accident de Fukushima emmerde le gouvernement japonais par sa gravité et son étendue, elle emmerde aussi le lobby du nucléaire pour des raisons financières évidentes et enfin mais assez moyennement les yakuzas qui font leur beurre sur la viande humaine allant se suicider sur le site détruit pour pas cher, entre autres.

 

Tous ces "braves gens" cherchent à en minimiser les dégâts aux yeux de l'opinion et ils ne sont pas dépourvus de moyens pour ça, comme chacun le sait.

 

Les états des lieux officiels présentés par le gouvernement japonais minimisent la gravité de la situation qui reste mal connue dans le détail mais elle sert de référence aux administrations des autres états puisque c'est l'officielle.

 

La cartographie de référence pour ce qui suit concerne le césium 137, le plus dangereux et celui avec lequel nous n'en avons "plus que" pour 300 ans environ avant de pouvoir baisser la garde si aucun autre accident nucléaire ou bombe atomique ne vient en rajouter dans notre si fine biosphère.

 

Elle date du 15 novembre 2011, mais à l'échelle de 300 ans c'est sans importance.

 

Elle est celle présentée dans cet article que je vous invite à lire maintenant :

 

SPECIAL JAPON: Nouvelle cartographie de la contamination des sols

 

(En anglais : par l'IEEE )

 

Côté "reste du monde", pour bannir l'importation de tout produit radioactif du Japon sans pour autant en boycotter toute l'économie il n'y a pas 36 solutions : Soit on met un compteur Geiger devant chaque produit, au départ ou à l'arrivée (à l'arrivée de préférence mais ...), soit on détermine quelles sont les préfectures japonaises épargnées et on refuse ce qui vient d'ailleurs (comme s'il n'y avait pas de camions ni d'imprimantes au Japon ...), soit les deux. La deuxième solution est celle actuellement préférée en Polynésie.

 

Compte tenu de ce qui précède, j'ai eu des doutes sur cette détermination des "préfectures contaminées" et je me suis procuré le texte. Ce qui suit est une comparaison entre l'état des lieux sur le terrain des préfectures et notre législation afin de tenter de deviner si nous sommes actuellement exposés.

 

ANALYSE DE LA CONTAMINATION AU JAPON

 

La situation connue au 15 novembre 2011 était donc celle-ci selon l'article ci-dessus :

 

15 nov 2011, Bq/kg.

 

Si l'on considère que le taux naturel de césium radioactif est en dessous de 5 Bq / kg (= désintégrations par seconde pour un kilogramme) alors, d'un point de vue purement administratif, la carte des préfectures japonaises radioactives est la suivante (les zones saines sont en vert, parfois au moins une partie des autres est au dessus du seuil mais, administrativement, chaque préfecture est un tout indissociable) :

 

5

 

Si l'on considère que le taux de l'intolérable est de 10 Bq / kg alors cette carte devient :

 

10

 

Ceci dit, 10 Bq/kg, ce n'est plus anodin même si ce n'est pas effroyable : Le césium reste radioactif au moins 300 ans, c'est le temps d'exposition aux radiations qui induit les cancers. Il n'est absolument pas conseillé de manger des produits dégageant 10 Bq/kg de césium, c'est dangereux. Or, si le sol est à ce seuil, ce qui pousse ne peut qu'être encore plus radioactif puisque le césium est, comme le potassium, recherché par le vivant végétal ou animal, donc plus concentré en eux que dans le sol.

 

Si l'on considère, comme certaines réglementations le tolèrent, que le seuil est à 50 Bq / kg le Japon deviendrait celui-ci :

 

50-100

 

et si l'on double cette dose, 100 Bq / kg, on obtient la même !

 

Pour obtenir un changement visible il faut monter à 250 Bq / kg :

 

250

 

et même en restant à ce niveau déjà invivable plus du quart du Japon devrait être évacué, capitale comprise.

 

Un point de situation a été donné début mars 2012 par la revue scientifique Science & Avenir : [Fukushima, 1 an après] La contamination du sol par le césium

 

Notez que sur cette carte-ci, partielle, incomplète et qu'un regard rapide ferait considérer comme rassurante par rapport aux précédentes ici, que ses paliers sont directement en "KBq" c'est à dire en milliers de Bequerels, donc mille fois plus violents.

 

 

ANALYSE DE LA RÉGLEMENTATION EN POLYNÉSIE

 

Elle évolue, évidemment, et c'est assez difficile pour une poule d'y retrouver ses petits mais avec quelques conseils avisés, le site juridique de la Polynésie, LexPol, permet de faire le point.

 

Le contrôle à l'importation  s'articule sur trois arrêtés en Conseil des Ministres (CM) se modifiant successivement :

1- Arrêté n° 579 CM du 04/05/2011

2- Arrêté n° 829 CM du 23/06/2011

3- Arrêté n° 1105 CM du 29/07/2011

 

Le texte consolidé, c'est à dire synthétisant les trois précédents, est ici. (sous Word)

 

Il est ahurissant d'y lire que les doses maximales autorisées en césium 134 et 137 sont, en Bq/kg ou Bq/L, de:

Aliments pour bébés : 400

Produits laitiers : 1 000

Liquides destinés à la consommation : 1 000

Autres denrées alimentaires : 2 500

 

Pour l'alimentation du bétail, les dosent passent à :

aliments pour porcs : 1 250

aliments pour volailles, agneaux, veaux : 2 500

Autres : 5 000

 

Je sens que les bœufs vont devenir aussi radioactivement lumineux  que les chiens et les chats ...

 

Le texte dit ensuite :

Concernant les denrées alimentaires et aliments pour animaux producteurs de denrées alimentaires originaires ou en provenance du Japon, chaque lot de produit est accompagné d’une déclaration signée par une autorité compétente japonaise visée en annexe 2 du présent arrêté, et précisant :

 

a)  Que le produit a été récolté ou transformé avant le 11 mars 2011, ou ;

(remplacé, Ar n° 1105 CM du 29/07/2011, art. 1er)

« b)  Que le produit est originaire et en provenance d’une préfecture autre que Fukushima, Gunma, Ibaraki, Tochigi, Miyagi,  Nagano, Yamanashi, Saitama, Tokyo, Chiba Kanagawa, ou Shizuoka ou ;

c)  Que le produit est en provenance des préfectures de Fukushima, Gunma, Ibaraki, Tochigi, Miyagi, Nagano, Yamanashi, Saitama, Tokyo, Chiba, Kanagawa ou Shizuoka mais qu’il n’est pas originaire de l’une de ces préfectures et qu’il n’a pas été exposé à de la radioactivité au cours de son transit, ou ;

d)  Que le produit ne contient pas de niveaux de radionucléides iode-131, sésiul-134 et césium-137 supérieurs aux niveaux maximaux admissibles mentionnés à l’article 2 ci-dessus, s’il est originaire des préfectures de Fukushima, Gunma, Ibaraki, Tochigi, Miyagi, Nagano, Yamanashi, Saitama, Tokyo, Chiba, Kanagawa et Shizuoka. »

 

Les produits visés au point a) ci-dessus sont considérés comme exempts de contamination radioactive et peuvent être mis sur le marché.

 

Les produits visés au point b) ci-dessus sont autorisés de mise sur le marché, sauf si une analyse de contrôle réalisée dans un laboratoire agréé par l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) ou un laboratoire accrédité révèle des taux de radionucléides iode-131, césium-134 et césium-137 supérieurs aux niveaux maximaux admissibles mentionnés à l’article 2 ci-dessus.

 

Les produits visés au point c) et c) ci-dessus sont également autorisés de mise sur le marché, sauf si une analyse de contrôle réalisée dans un laboratoire agréé par l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) ou un laboratoire accrédité révèle des taux de radionucléides iode-131-, césium-137 supérieurs aux niveaux maximaux admissibles mentionnés à l’article 2 ci-dessus.

 

Les produits visés au point det ci-dessus ne peuvent être mis sur le marché que s’ils sont accompagnés du rapport d’analyses réalisé par un laboratoire agréé par les autorités japonaises précisant que le taux de radionucléides mesuré est inférieur aux niveaux maximaux mentionnés à l’article 2 ci-dessus (iode-131, césium-134 et césium-137), sauf si une analyse de contrôle réalisée dans un laboratoire agréé par l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) ou un laboratoire accrédité révèle des taux de radionucléides supérieurs aux niveaux maximaux admissibles mentionnés à l’article 2 ci-dessus.

.

Ce qui, au niveau des préfectures nommées, donne la carte suivante :

 

PF

 

C'est à dire un niveau moyen de radiation du césium dans le sol

bien supérieur à 250 Bq / kg !!

( carte à 250 Bq / kg  = la carte au-dessus, qui précède celle-ci. ) 

 

 

AU SECOURS !   HELP!   SOS !!

 

Attendu qu'il n'y a en Polynésie strictement aucun compteur Geiger à la Douane ou à la Protection Civile pour contrôler les arrivages japonais (ou autres), ce n'est que sur la bonne foi des documents fournis et sur les critères de sécurité "garantis" par cette dernière carte que les denrées japonaises sont mises à la consommation en Polynésie, vu le niveau de compromission des instances japonaises avec la mafia des Yakuzas et avec le lobby nucléaire, je demande instamment aux autorités polynésiennes de se pencher sur ce problème avant que toute cette radioactivité importée vienne masquer - de très très loin - celle que nous sommes déjà obligés de subir en conséquence des essais nucléaires français de "la grande époque". (le nombre de certains cancers en Polynésie est à plus du double de leur prévalence en métropole déjà avant Fukushima ... )

.

Je tiens à rappeler aux parasites sociaux qui considèrent leur fonction comme étant essentiellement axée sur le détournement de fonds publics, les abus de pouvoir, les passe-droits, népotismes, fetiismes, etc, que l'atome ne fait aucune distinction dans le choix de ses victimes, que ce soit par l'argent ou de toute autre manière.

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Par pitié, instaurez un contrôle systématique de la radioactivité à l'importation selon des normes sanitaires médicalement validées par des médecins indépendants de l'industrie nucléaire et équipez les gens chargés de ces contrôles avec les appareils et la formation à leur utilisation avant que les cancers ne vous atteignent ainsi que nous tous.

 

Ce n'est pas parce que le gouvernement japonais se sent obligé d'euthanasier son pays à feu nucléaire moyen que nous sommes obligés de participer à leur suicide collectif !

 

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Mahina, île de Tahiti, le jeudi 3 mai 2012.

https://www.facebook.com/notes/mimi-mato/fukushima-e-tatou-où-en-est-la-radioactivité-japonaise-en-polynésie/293447120741595

Par road-movie - Publié dans : KANAKY - Communauté : Naturellement écologique
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Lundi 23 avril 2012 1 23 /04 /Avr /2012 19:05

Jaitapur non merci !

jaitapur.jpg


 La députée EELV Anny Poursinoff est intervenue le 9 février 2012 à l’Assemblée pour s’opposer à l’accord entre la France et l’Inde sur le nucléaire civil et manifester son soutien aux habitants de Jaitapur qui refusent l’implantation par Areva de deux centrales EPR sur une zone sismique à 400 kilomètres de Bombay. Ce texte devait passer sans discussions, mais à la demande des écologistes, l’opposition a pu obtenir un débat.

Le texte de l’intervention est ci-dessous :

 

Monsieur le Président, Monsieur le Ministre, Monsieur le rapporteur, Chers collègues,


Je remercie mes collègues de l’opposition qui, à notre demande, ont rendu ce débat possible. En effet, rien qui concerne le nucléaire n’est anodin. La Cour des Comptes vient d’ailleurs de donner raison aux écologistes sur les coûts cachés de cette industrie. On nous propose aujourd’hui de faciliter les échanges intellectuels sur le nucléaire civil entre la France et l’Inde.

En réalité, nous pouvons craindre que cet accord soit lié à l’implantation par Areva de centrales nucléaires EPR à Jaitapur, dans un réservoir de biodiversité et sur une zone sismique, à 400 kilomètres de Bombay, la métropole économique indienne. A quelques jours de l’anniversaire de Fukushima, après le rapport de l’Autorité de sûreté nucléaire qui prouve que les centrales n’ont rien d’infaillible, nos amis indiens eux-mêmes ont des doutes : ils ont demandé à Areva de renforcer la sécurité des systèmes informatiques.

En effet, dans un pays classé au quatrième rang des cibles terroristes, le risque d’attentat s’ajoute au risque d’accident. Or l’EPR est particulièrement dangereux. Il produit du plutonium et utilise du MOX, dont la radioactivité est multipliée de 5 à 7 fois par rapport aux combustibles à l’uranium.

Par cet accord, on nous demande donc de prendre le risque d’un nouveau Fukushima et d’un nouvel Hiroshima. Non, je n’exagère pas.

Vous le savez, l’Inde, comme le Pakistan, se sont dotées de l’arme nucléaire. Ces deux frères ennemis n’ont pas signé le Traité de non prolifération nucléaire. Vous le savez aussi, la France vend des armes à ces deux pays – rappelons-nous l’affaire Karachi ou la vente récente de plus d’une centaine d’avions de combat à l’Inde. Or cet accord sur la propriété intellectuelle pourrait ouvrir la porte à la cession de technologies susceptibles d’être utilisées à des fins militaires, qu’il s’agisse d’usines de retraitement et d’enrichissement de l’uranium ou de production de plutonium

Le groupe des fournisseurs nucléaires, en juin dernier, a pourtant interdit l’exportation d’installations sensibles à des pays qui n’ont pas signé le traité de non prolifération. On nous demande donc de prendre le risque de nous mettre en infraction avec les textes internationaux. Le gouvernement français est prêt à tout pour vendre des centrales !

Je le dis ici solennellement: j’espère que les négociations avec l’Inde sur le nucléaire n’aboutiront pas. La démocratie l’exige : la population locale s’oppose à l’implantation des centrales Areva. Un manifestant a déjà payé de sa vie ! La raison scientifique et économique l’impose aussi. Cinq ans de retard pour l’EPR en Finlande ! Quatre ans de retard à Flamanville ! Une addition qui n’en finit pas de s’allonger ! Pourquoi offrir à nos amis indiens un tel cadeau empoisonné ?

Notre coopération devrait se déployer autour d’activités pacifiques comme la lutte contre le réchauffement climatique, et non se concentrer sur des énergies de mort, la vente d’armements et la vente de nucléaire !

« Il faut sauvegarder les emplois d’Areva ! » vont protester mes collègues pro-nucléaires. Mais le transfert de technologies, dont l’Inde ne reconnaît pas les brevets, ne protégera en rien les salariés du nucléaire français. Les Indiens ont d’excellents scientifiques et d’excellents ingénieurs ! Quant à l’alibi du développement économique, il ne tient pas. Les populations locales ne bénéficient pas des emplois induits par le nucléaire, des études menées dans le Tamil Nadu l’ont montré. Les habitants de Jaitapur ne s’y laissent pas prendre: ils refusent d’être expropriés, ils ne veulent pas de ces centrales. Nous non plus !

Je vais essayer de le dire en Hindi : Jaitapur dji nahi ! Jaitapur non merci ! Le gouvernement français fait preuve d’une mauvaise foi criminelle. D’un côté il assure qu’il n’y a aucun risque avec le nucléaire, de l’autre il fait pression sur ses homologues indiens pour qu’ils modifient leur législation. L’Inde prévoit en effet que le constructeur d’une centrale soit responsable en cas de catastrophe. Après Bhopal, on comprend la prudence du gouvernement indien vis-à- vis de partenaires industriels occidentaux peu scrupuleux.

Or le Président de la république française lui-même a demandé au premier Ministre indien d’assouplir cette loi. Pourquoi ? Parce qu’Areva ne veut pas être tenue pour responsable d’un accident nucléaire à Jaitapur ? Nous non plus, nous ne voulons pas porter cette responsabilité. Mais la meilleure manière d’éviter un nouveau Fukushima, c’est de renoncer à construire ces centrales, qui sont situées, je le répète, sur une zone sismique... comme à Fessenheim ! Les écologistes français ont exprimé leur solidarité avec l’opposition de la société civile indienne. Je vous appelle, chers collègues, à faire de même, et à voter contre ce texte. En France comme en Inde, les générations futures doivent être préservées des désastres du nucléaire et de ses déchets.

Par road-movie - Publié dans : INDE, le développement à marche forcée - Communauté : Naturellement écologique
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Mardi 20 mars 2012 2 20 /03 /Mars /2012 12:29

URGENT : signez cette pétition

www.change.org/ petitions/ stop-state-repression-against-a nti-kknpp-activists                             Kudankulam

Chers tous,

Kudankulam a été encerclé par plus de 10,000 force d'action de la police. Chaque village est aussi encerclé par la police. Nous devons alerter tout le monde et chacun à travers le pays. Les gens  à l'extérieur du Tamil Nadu doivent propager l'information. Joignez les mains pour protéger les gens et protester... La crainte de perte de vie prévaut alors que la Police "sécurise" la zone et arrête les protestataires, la violence va arriver, les protestataires étant têtus et prêt à se battre dans cette situation. Très triste. Nous avons besoin de l'assistance urgente de l'organisation de droits de l'homme nationale et internationale et des journalistes alors que la Police avertis les médias de quitter le lieu des protestations immédiatement.

( Dear All, Kudankulam was encircled by more than 10,000 police, rapid action force. Each village is also encircled by police force. We need to alert each and everyone across the nation. People outside Tamilnadu spread the news. Join hands to protect the people and protest... Fear of life loss prevails as the Police tightens security and arrests the protestors, at one point there will be a violence break out protestors being stubborn to fight the situation. Very sad. we need urgent support from national and international human rights organisation and journalist organisation as Police warned media to leave the place of the protesters immediately )


(l'article qui suit a été publié le 8 mars 2012)

En Inde, depuis Fukushima, l'opposition populaire et locale au nucléaire s'affirme, menaçant les intérêts d'Areva et des lobbys internationaux de l'atome : pressions politiques, bataille de communication, manifestations et répression, etc. Luttes locales auxquelles les autorités indiennes sont désormais confrontées à chaque nouveau projet industriel.

Le pays a connu de nombreux incidents nucléaires depuis 1987, mais il persiste à construire des centrales. Le manque de transparence sur ces projets renforce la suspicion. La population locale réagit : Blocage contre la mise en service d'un réacteur à Kudankulam au sud du pays, poursuite des manifestations contre la construction de réacteurs EPR à Jaitapurdans l'ouest, annulation d'un projet de centrale au Bengale occidental, contestation à Mithi Virdi, état du Gujarat (zone frappée en janvier 2001 par un séisme qui provoqua la mort de plusieurs milliers de personnes et classé en zone sismique 3/5), ainsi que sur le site de Kovada, dans l’Etat de l’Andhra Pradesh.



En Inde , deux projets de centrales nucléaire rencontrent une forte opposition dans les populations concernées et font l'objet d'un relais médiatique.



JAITAPUR : Are Vah (hou, la, la ! en hindi)

A Jaitapur, en Inde au sud de Bombay, Areva compte implanter jusqu'à six réacteurs nucléaires EPR (Réacteur Européen à Eau Pressurisée, de 1600 Mégawatts chacun) dont les deux premiers pourraient entrer en activité en 2014 (? - en Finlande le chantier de l'EPR entamé en 2005 est prévu pour une livraison en... 2014). Le projet suscite un ferme rejet de la population locale, d'autant que l'emplacement choisi est situé sur une faille sismique et à proximité du littoral.De 1985 à 2005 pas moins de 92 séismes ont été enregistrés dans la zone. Le site est distant d’environ 110 kilomètres de l’épicentre du séisme de Koyna de 1967 d’une intensité de 6,3 sur l'échelle de Richter. le plus récent, survenu en 1993, a atteint une intensité de 6,2.

Les villageois sont mobilisé depuis plus de quatre ans. Il y a un an (avril 2011) lors d'une manifestation rassemblant plusieurs centaines de citoyens, la police a ouvert le feu faisant un mort. La police a raflé 35 militants désormais inculpés de plusieurs crimes dont une tentative de meurtre. Plus de 95% des propriétaires concernés ont refusé l’indemnisation offerte par le gouvernement. La majeure partie de ceux qui l’ont acceptée sont des propriétaires non résidents.

Areva lance la construction de deux réacteurs nucléaires de type EPR malgré le risque (zone sismique classée 4 sur une échelle de 5) pour un contrat de 7 milliards d'euros pour les deux premiers réacteurs. le partenaire local d’Areva est l’entreprise publique Nuclear Power Corporation of India Limited (NPCIL), chargé de la fourniture d’électricité et à ce titre futur exploitant des réacteurs.

Paradoxalement aujourd’hui aucun EPR ne fonctionne dans le monde. Le gouvernement indien attendait toujours l’audit de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) sur l'EPR de Flammanville prévu pour fin 2011.

Dès à présent, des parlementaires indiens voudraient qu'Areva s'engage financièrement en cas d'accident. Les volets commerciaux du contrat sont pour l’heure contrariés par la règlementation indienne sur la responsabilité du fournisseur en cas d’incident (la tradition de la filière nucléaire attribuant cette responsabilité à l’exploitant ) et l’indemnisation des victimes. Une loi est en train d’être discutée au Parlement indien qui obligerait Areva à indemniser ceux qui les poursuivraient en justice. Prévision d'indemnisation : 250 millions de dollars quand par exemple à Fukushima TEPCO devra indemniser les populations à hauteur de 40 milliards. Sur place, les populations protestent. Et le chantier continue...

Déclaration de Nicolas Sarkosy en décembre 2010 au Times of India : «La France, vous le savez, a été le premier avocat de l’Inde dans le monde sur la question du nucléaire civil. Nous avons été les premiers à agir pour sortir l’Inde de l’isolement dans lequel elle se trouvait depuis 1998 et pour qu’elle soit autorisée à nouer des coopérations dans ce domaine. Nous l’avons fait parce que l’Inde s’est toujours comportée de manière irréprochable en matière de non-prolifération et parce que l’Inde a besoin de l’énergie nucléaire civile, qui est une énergie propre, pour son développement.»

Fonctionnant au MOX fourni par Areva on pourrait soupçonner qu’une centrale aussi puissante puisse générer beaucoup de plutonium nécessaire a la construction du bombes. Donc on passe du civil au militaire. Étant donné que l’Inde n’est pas signataire du traité de non prolifération nucléaire elle pourrait cacher ses activités nucléaires militaires de manière légale.

Anny Poursinoff, déput ée des Yvelines, est intervenue à l’Assemblée pour s’opposer à l’ accord entre la France et l’Inde sur le nucléaire civil et manifester son soutien aux habitants de Jaitapur qui refusent l’implantation par Areva de deux centrales EPR sur une zone sismique à 400 kilomètres de Bombay. Ce texte devait passer sans discussions, mais à la demande des écologistes, l’opposition a pu obtenir un débat. l'Inde a besoin d'importants fonds des banques françaises s'appuyant sur une garantie d'État que doit fournir notre gouvernement par le biais de la COFACE, l'agence française de crédit à l'exportation. 

 

KUNDAKULAM

A Kudankulam en bord de mer, près de Kanya kumari (état du Tamil-Nadu), deux réacteurs russes de 1000 MW sont en cours de construction. Comme à Jaitapur la centrale appartiendra à NPCIL. la région est soumise aux tremblements de terre et aux tsunamis a été touchée par le tsunami de 2004.

Kanyakumari est la ville la plus méridionale de l'inde. Situé au Cap Comorin point de rencontre de la mer d'Oman et du golfe du Bengale. C'est un centre important de pèlerinage hindou.

Les premières manifestations ont eu lieu en septembre 2011. Les manifestants affirment lutter contre l'énergie de l'atome en général, et non contre les technologies russes. Ils indiquent également être effrayés par l'accident survenu à la centrale nucléaire japonaise de Fukushima en mars dernier.

Le chantier de la centrale de Kudankulam a été inauguré en 2002, en vertu d'un accord de coopération intergouvernemental signé en novembre 1988 entre l'URSS et l'Inde. La première phase du projet prévoyait la construction de deux réacteurs de 1.000 MW chacun. Fin 2008, les parties ont signé un accord sur la construction de quatre nouveaux réacteurs sur le même site. La mise en service était prévue en décembre de l'année dernière pour le premier, et six mois plus tard pour le second. Les troisième et quatrième réacteurs sont repoussé à «plus tard»... Les scientifiques russes projettent de quitter le territoire indien en raison du blocage du site.

 

Le 20 septembre 2011, la Commission Justice et Paix des Évêques indiens avait présenté les requêtes suivantes au gouvernement indien : Fermeture immédiate de la centrale de Kudankulam et arrêt progressif de l’ensemble des centrales existantes en Inde, moratoire sur l’ensemble des projets nucléaires, choix de sources alternatives d’énergies éco-compatibles.

Les villageois de Kudankulam se sont mobilisés pour empêcher le démarrage de la centrale : en septembre 2011 une centaine d'entre eux ont débuté un jeune de protestation qui se continuait encore le 6 décembre (50 jours de grève). Le site est bloqué depuis le 13 octobre. Ils risquent des peines à perpétuité alors qu’ils participent à des manifestations pacifiques. les leaders sont déjà accusés de sédition et de guerre contre l’état. Le gouvernement indien vient d’autoriser les autorités policières du Tamil Nadu à arrêter les leaders qui s’opposent au projet de centrale. le coordinateur du People's Movement Against Nuclear Energy (PMANE)est détenu à Chennai pour incitation à la violence (national security act). Des poursuites judiciaires ont été lancées contre quatre ONG et leurs comptes ont été bloqués. Dernière action en date, la distribution par la Nuclear Power Corporation of Limited (NPCL, l'équivalent indien d'EDF) de tracts en tamoul aux villageois de Kudankulam pour démentir la «désinformation»en cours. «L'Inde ne connaîtra jamais une catastrophe d'une ampleur de celle de Fukushima»proclame le tract de NPCL qui adopte la même attitude de négation du danger que les autorités française.

Il y a quelques jours (27 février 2012) Un citoyen allemand a été expulsé du territoire indien pour avoir soutenu les villageois mobilisés contre le nucléaire. le gouvernement ne sait plus quel prétexte trouver pour sortir de l'impasse, commente avec ironie la presse indienne. le Premier ministre d'Inde Manmohan Singh y voyant un complot pour empêcher «notre pays d'augmenter sa fourniture en énergie»


************

L'Inde dispose de 7 centrales de production nucléaire avec 20 réacteurs opérationnels et 5 autres en construction, qui fournissent 3% de l'électricité (2011) pour 4400 MW. 18 sont programmés et 40 (!!!) envisagés ...dans les 10 ans. L'inde dispose également d'une installation de retraitement à Kalpakkan dans le sud du pays et de mines d'uranium au Jarkhand.

«Les délais et les budgets définis par le Département à l'énergie atomique n'ont jamais été respectés: les dix derniers réacteurs construits ont explosé leur budget de 300%», note aussi le journaliste engagé Praful Bidwai dans le bimensuel de gauche Frontline.

Car l'Inde reste décidée –du moins pour le moment– à atteindre ses ambitieux objectifs: gonfler sa production nucléaire de 4750 mégawatts pour atteindre 63000 mégawatts en 2032, faisant passer sa part de production d'électricité de 3% à 25% d'ici 2050.

Confrontés au culte du secret et à un régime d'exception qui exclue les centrales nucléaires du domaine d'application de la loi sur le droit à l'information (Right to Information Act) et les soumettent au régime des secrets officiels (Official Secret Act), les journalistes indiens se retrouvent, comme dans tant d'autres pays tel la France, vite limités dans leurs investigations.



Le journal The Hindu a déjà été appelé par l'ambassade de France, qui lui reproche directement une position «anti-France»dans sa couverture de l'accord sur l'EPR.

l'annulation de la vente en Inde seraient un nouveau coup dur pour une entreprise qui peine à faire sa place dans le paysage nucléaire mondial: sur les 66 réacteurs en construction, seuls 5 sont des EPR à technologie française.

A l'organisation Coalition for Nuclear Disarmament and Peace, les physiciens Suvrat Raju et M. V. Ramana s'interrogent: «S'il y avait réellement "une chance d'accident de 0%", pourquoi les fournisseurs nucléaires se démènent-ils autant pour ne pas être portés responsables?»

Pour finir, un avis aux touristes indiens et routard occidentaux qui fréquentent la station balnéaire et archéologique de Mamallipuram (Mahabalipuram - Tamil Nadu) et trouvent l'eau bien chaude, les réacteurs de Kalpakkan à trois kilomètres au sud relachent chaque jour quelque dizaines de milliards de litres d’eau dans la mer à une température de 5 °C plus élevée, risquant d’accroître la mortalité des poissons...et la votre.

IndePakistanNucleaire.jpg

carte COURRIER INTERNATIONAL

Références et infos sur Jaitapur :

Par road-movie - Publié dans : INDE, le développement à marche forcée - Communauté : Naturellement écologique
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Mercredi 14 mars 2012 3 14 /03 /Mars /2012 15:00

L'Inde s'inspire du modèle chinois pour attirer les multinationales. Avec 81 euros par mois de salaire minimum, les ouvriers indiens sont les moins bien lotis de la galaxie Foxconn et gagnent trois fois moins que leurs collègues chinois. Dans la région de Madras, une zone économique spéciale emploie des dizaines de milliers d'ouvriers dans des conditions déplorables.


Une coopération avec la police et les autorités locales afin de mâter les grèves et les manifestations.

81 euros par mois de salaire minimum chez Foxconn, soit trois fois moins qu’en Chine et six fois moins qu’au Brésil. Dans le Tamil Nadu, au sud de l’Inde, les autorités s’inspirent du modèle chinois pour faire de la région de Madras l’équivalent du delta de la rivière des perles. Un modèle copié pour le meilleur et surtout pour le pire : des zones économiques spéciales avec un droit du travail sur-mesure. Des ouvriers sous-payés et des cadences de travail infernales. Enfin, une coopération avec la police et les autorités locales afin de mâter les grèves et les manifestations. Dans les usines géantes de Madras, des dizaines de milliers de personnes travaillent à la chaîne pour assembler les derniers téléphones Nokia ou les ordinateurs HP. Parmi eux, 10 000 ouvriers travaillent pour Foxconn, le plus gros sous-traitant de produits électroniques du monde. « Nous sommes traités plus mal que des machines, explique l’un d’eux interrogé par un quotidien local. Les conditions de travail sont terribles et la plupart d’entre nous ont des contrats temporaires. Si jamais on se met en grève, ou si notre cadence de travail baisse, alors nous sommes renvoyés sur le champ. » Ce que confirme l’ONG AMRC (Asia Monitor Resource Center) : « L’un des sites de Foxconn à Madras que nous avons pu inspecter n’a qu’un seul lit et une seule infirmière pour plus de 2 000 ouvriers. Il n’y a même pas de médicament sur place. Et les ouvriers qui ont des contrats temporaires n’ont accès à aucune assurance santé ».

« Les salaires qu’ils perçoivent ici sont insuffisants pour nourrir une famille. Seuls 2 000 des 10 000 ouvriers de Foxconn ont un contrat permanent. Ils sont divisés en cinq catégories d’ouvriers, en fonction de leur grade et de leur ancienneté. C’est une façon pour la direction de diviser les ouvriers. Les heures supplémentaires sont imposées et dépassent souvent le maximum légal de 24 heures supplémentaires par semaine ». Du côté des conditions de travail, on retrouve la même situation que dans beaucoup d’usines chinoises : plus de 500 mètres à parcourir pour accéder à un point d’eau potable ; trois toilettes à peine pour 1000 ouvriers ; aucune pause pendant la journée et il faut marcher un kilomètre pour arriver à la cantine.


Drame chez Nokia

Mais Foxconn n’est pas le seul mauvais élève de l’Inde. Les 6 000 ouvriers de Nokia, notamment, sont au bord de l’explosion depuis la mort de plusieurs ouvriers dont Ambika. Cette jeune indienne de 22 ans a été broyée par une machine. 25 minutes d’un terrible calvaire. On découvrira plus tard qu’aucun système de sécurité n’avait été prévu dans cette usine d’où sortent plus de 1 000 combinés par heure. « Les ouvriers de Nokia assemblent les coques en plastique des téléphones portables, peut-on lire dans un rapport d’AMRC. Certains employés doivent manipuler des produits chimiques comme le chloroforme, l’isopropyl, et d’autres solvants très irritants.  Il y a parfois des incendies et des victimes ». La famille d’Ambika aurait reçu 20 000 euros de compensation de la part de Nokia, qui n’a pas souhaité s’exprimer davantage sur cette affaire. Il faut dire que l’usine de Madras est l’une des plus importantes du géant Finlandais en Asie. En 5 ans, plus de 500 millions de téléphones ont été assemblés à l’usine de Sriperumbudur. Ce qui en fait la plus productive du groupe. Devant celle de Dongguan dans le sud de la Chine.

C’est ce système de production que détaille le rapport de l’ONG Cividep En collaboration avec des organisations européennes, Cividep pointe en 54 pages les réseaux mis en place dans le Tamil Nadu par le parti Dravida Munnetra Kazhagam. Le DMK au pouvoir depuis 2006 a connu un sérieux revers aux élections de mai dernier en Inde. Une des conséquences surement de sa trop grande mansuétude avec les patrons. Sans parler des conflits d’intérêts entre les usines et les antennes locales du DMK qui servaient à recruter des travailleurs pauvres dans les provinces reculées du pays.

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photo André Pizio - 2011

Des syndicalistes battus et intimidés

Contrairement à la Chine, l’Inde est en effet une démocratie. Les partis de gauche sont puissants et les syndicats bien implantés. Pourtant, ils semblent impuissants face aux patrons de Madras. Selon un rapport des Nations unies, « les droits des syndicats indiens ne sont pas toujours respectés. Ces derniers mois, de nombreux syndicalistes ont été battus, arrêtés, intimidés ». Les employeurs ne sont pas obligés de reconnaître les syndicats. Ces derniers doivent généralement s’enregistrer auprès de la police et prouver qu’ils représentent au moins 10% des employés d’une entreprise ou d’un secteur d’activités. Des conditions difficiles à remplir d’autant que les autorités peuvent refuser telle ou telle organisation syndicale sans motif légitime. « Dans les années 90, l’Inde a traversé une grave crise économique, explique le Professeur Samuel Asir Raj de l’Université Manonmaniam Sundaranar. Sous la pression du FMI et de la Banque mondiale, le pays a du ouvrir son économie aux investisseurs étrangers. Le résultat a été la réduction des barrières douanières, la baisse des quotas d’import-export et la révision complète des licences pour les usines de production. C’est alors que le gouvernement a commencé à créer des centaines de zones économiques spéciales à travers le pays. Et le Tamil Nadu grâce à son accès à la mer, sa main d’oeuvre abondante et bon marché est devenue l’une des plus productives ».

Dans un rayon de cent kilomètres autour de Madras, on trouve aujourd’hui les fleurons de l’industrie mondiale : le Français Saint-Gobain, le Japonais Komatsu ou le Sud-coréen Samsung. Des constructeurs automobiles aussi comme Renault-Nissan, Hyundai et Ford. Enfin, depuis 2005, Nokia a inauguré sa propre zone économique spéciale qui regroupe la plupart de ses sous-traitants : Wintek, Flextronics, Aspocomb et bien sûr Foxconn. Sur place, les usines ont un accès garanti à l’électricité et l’eau courante. Ce qui n’est pas le cas des villages alentours. « Je comprends que les multinationales bénéficient de l’aide du gouvernement, explique Sathiya, un ouvrier de Nokia interrogé par le quotidien SCMP. Mais je voudrais bien que le gouvernement dépense aussi de l’argent pour nous. Parce que nous aussi nous travaillons dur et nous n’avons pas grand chose en retour ». Pas grand chose, mais un emploi. Une chance parfois unique pour ces pauvres gens venus des castes les plus basses de sortir de la misère. « C’est sans doute cela qui explique que bien peu d’entre eux se plaignent de leurs conditions de travail, commente le Professeur Asir Raj. Dans leur village ils n’avaient rien. Ici, au moins, ils peuvent boire et manger ». En Inde, un tiers de la population va migrer des campagnes vers les villes dans les 40 ans à venir. De quoi alimenter encore longtemps cette version indienne de la rivière des perles.

Sébastien Le Belzic

WWW.Novethic.fr

 

Par Sébastien LeBelzic - Publié dans : INDE, le développement à marche forcée
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Mardi 28 février 2012 2 28 /02 /Fév /2012 13:40

Pour répondre aux problèmes de malnutrition dans le monde, la FAO se tourne vers la biodiversité agricole. En liant l'amélioration de l'alimentation à la production de variétés locales, l'organisation des Nations unies entérine l'incapacité de l'agriculture industrielle à nourrir le monde.

La malnutrition est directement liée à la perte de la biodiversité agricole. Des études montrent en effet la grande richesse et variabilité nutritionnelles des anciennes variétés locales. Ces plantes ont largement disparu en quelques décennies au profit de quelques variétés commerciales qui dominent les grandes cultures de l’agriculture mondiale (maïs, blé, riz, pommes de terre, manioc, soja). À titre d'exemple, le nombre de variétés de riz cultivées en Thaïlande est passé de 16 000 à 37. Pire, la moitié des surfaces cultivées concerne seulement deux variétés. Ce sombre constat invite à « concentrer les principaux efforts sur le retour aux cultures locales et aux systèmes alimentaires traditionnels. » Ce n’est ni la Via Campesina, ni des organisations indigénistes que le disent, mais la FAO.

Des variétés locales jusqu’à 100 fois plus riches en vitamine que la banane blanche

Pour l'organisation des Nations unies, la malnutrition de deux milliards de personnes dans le monde témoigne ainsi de l'inadaptation des régimes alimentaires contemporains. Lors de l’inauguration de la nouvelle chaire Unesco sur l’Alimentation durable à Montpellier, le 27 janvier 2012, Ruth Charrondière, responsable nutrition de la FAO, a insisté sur la place centrale qu'occupe aujourd'hui la biodiversité dans l’approche de la nutrition. Ces conclusions reposent sur des études engagées au milieu des années 2000 sur l'évolution des régimes alimentaires de douze communautés indigènes à travers le monde, des Masais du Kenya aux Inuits du Canada, en passant par Pohnpei, une île de la Micronésie.

La dégradation de la situation alimentaire de cette population d'Océanie a été documentée par une ONG locale. La Island Food Community of Pohnpei s’est créée en 2004 face à l’importance des problèmes de santé publique sur l’île. En effet, dans les années 1980, des chiffres alarmants circulent sur le développement du diabète, de carences, de cancers, de maladies cardiaques. En 1994, la moitié des jeunes enfants de l’île présente des carences en vitamines A, qui sont responsables de problèmes d’infections et de troubles oculaires. La moitié des enfants de Pohnpei est également touchée par une anémie. Quarante ans plus tôt, les études médicales faites par la Navy américaine ne font pourtant état d'aucun problème nutritionel particulier. Selon la Island Food Community, la responsabilité incombe au changement de régime alimentaire lié à l’importation de produits alimentaires raffinés. Riz blanc, farine, sucre sont venus marginaliser les aliments locaux, entraînant progressivement la disparition des variétés locales. L'île comptait en effet une cinquantaine de variétés de bananes, et autant de variétés de taros. Des analyses faites aujourd’hui sur ces plantes montrent des résultats stupéfiants sur leur richesse nutritionnelle. Des bananes à chaire orange contiennent par exemple jusqu’à 100 fois plus de beta-carotène (source de vitamine A) que la variété de banane blanche dominante. Comble de calamité, des programmes alimentaires ont prôné pendant plusieurs années la consommation de  légumes verts pour résoudre les problèmes de malnutrition. Ce projet  s'est soldé par un échec, les feuilles ne faisant pas partie des habitudes alimentaires des gens.

Biodiversité vs OGM

Aujourd'hui, la vapeur est difficile à inverser, explique la Island Food Community, à cause de la disparition des semences locales et des denrées toujours importées à bas prix. La FAO conclut, quant à elle, que « les variétés locales n’étaient pas promues qu’il n’y avait pas d’information nutritionnelle disponible ». Si la leçon tirée n'est pas à la hauteur, la FAO fait néanmoins un énorme travail d'information sur la valeur nutritionnelle des aliments et des régimes alimentaires. 10 000 aliments sont déjà répertoriés dans une base de données sur la composition des denrées consommées dans le monde. En lançant la définition de l’alimentation durable en 2010, la FAO défend aussi le destin lié de l'alimentation et de la protection de l’environnement.

Pour les pommes de terre, le riz, les bananes, etc., les données mises à disposition par la FAO témoignent de la très grande variabilité en minéraux et en vitamines d’une variété à l’autre. Si la lecture des tableaux sur la composition nutritionnelle est indigeste, elle montre néanmoins que chaque variété a ses qualités propres et que c'est bien leur complémentarité qui est équilibrée. N’en déplaise aux sélectionneurs de semences, la variété miracle n’existe pas. La Commission internationale du riz ne s'y est pas trompée. En 2006, elle recommandait la nécessité d’explorer d’abord la biodiversité existante du riz avant de s’engager vers les variétés transgéniques. L'enjeu est de taille alors qu’un des fers de lance de la promotion des OGM est la production de vitamine A pour répondre à la malnutrition dans le monde.

Magali Reinert

NOVETHIC 

Par Magali Reinert - Publié dans : KANAKY - Communauté : KANAKY
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Mardi 28 février 2012 2 28 /02 /Fév /2012 12:40
  • Depuis l'accident de FUKUSHIMA l'information se dégrade. Les sources d'informations se font de plus en plus rare.

Puisque les grands médias nationaux préfèrent ne plus parler de cette catastrophe voici quelques infos que je juge importantes ou révélatrice de la situation, jour après jour.

Si vous êtes convaincu du danger du nucléaire participez à la chaîne humaine pour sortir du nucléaire le 11 Mars 2012 entre Lyon et Avignon.

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Pour consulter les infos précédentes : (1) & (2) 

ETERNAL TEARS. Un dessin de sable nous raconte la catastrophe de Tchernobyl... (cliquez ICI)


29 février

  • « Le nucléaire est un bon moyen de mesurer le niveau de maturité démocratique d’un pays. Un pays qui se dote d’une industrie nucléaire tend à devenir un état policier car il ne vous laissera jamais voir ce qui se passe dans ses centrales. » un reportage de la TV suisse romande

25 février

  • Selon une enquête indépendante, les autorités japonaises auraient secrètement envisagé d'évacuer les 35 millions d'habitants de l'agglomération de Tokyo au moment où elles craignaient de perdre le contrôle de la centrale de Fukushima.
  • Rapport de la Cour des comptes sur les coûts du nucléaire. Chiffre choc: 91,5 millions. C'est la somme maximale à la charge d'EDF au titre de la responsabilité civile. Autrement dit, neuf euro et quinze centimes par habitant si un accident touchait la centrale de Nogent sur Seine et affectait dix millions de Parisiens. Un peu juste pour se soigner et se reloger...
  • La contamination à TOKYO est égale à celle des zones d'exclusion de TCHERNOBYL (*)

18 février

  • Du Xénon a été retrouvé dans l’enceinte de confinement du réacteur n°2, ce qui signifie qu’une réaction en chaîne incontrôlable a eu lieu, et qu’elle est peut-être encore en cours en ce moment. Cela expliquerait l’augmentation constatée de la radioactivité sur le site, passant de 4,45 Mbq/km2 à 98,2 Mbq/km2 pour le césium 134, le césium 137 passant de 6,46 Mbq/km2 à 139 Mbq/km2.  Malgré tous les efforts de l’exploitant, la température continue de monter, et voisinerait les 300°C, ce qui fait craindre aux travailleurs sur place la possibilité d’une explosion.
  • Le mardi 6 Mars À 20h35 sur ARTE  thema : les leçons De fukushima

Cinq reportages d'enquêtes sur un accident sans précédent qui a réactivé le débat sur le nucléaire en France et en Allemagne.

  • Également à visionner un dossier spécial sur internet  ARTE.Tv/fUkUShIMA 

une Websérie Documentaire (8 fois 7mn) de alain De halleux "message in a bottle" à partir du 6 mars consacré à la catastrophe de FUKUSHIMA.

De Halleux est le réalisateur de "Tchernobyl 4 ever" et de "nucléaire RAS".

 

13 Février

  • entretien avec un salarié du nucléaire au Japon. 

 http://www.coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?

 

31 Janvier

  • Au total, le nucléaire français a coûté 228 milliards d'euros

    Dans un rapport publié ce mardi, la Cour des comptes a chiffré les investissements publics et privés dans l'électricité nucléaire française. 228 milliards d'euros depuis le début de la filière toutes dépenses confondues et incluant la recherche financée par l'impot. Les centrales nucléaires seules ont nécessité un investissement de 121 milliards d’euros (hors Superphénix), celles qui sont encore en activité (soit 58 réacteurs) 96 milliards.  Il apparaît que les centrales les plus récentes et les plus modernes coûtent plus cher par MW installé (sans prendre en compte l'EPR de Flamanville). Le coût est du même ordre que celui du MW éolien terrestre.

  •  Deux journalistes Français ont été arrêté par la police japonaise pour avoir tenté de rapporter des informations des "zones interdites" radioactives.

24 janvier 2012

  • États-Unis : au moins 14 000 décès causés par les retombées de Fukushima. Article de l’édition de décembre 2011 du Journal International des Services de Santé : C’est la première étude spécialisée publiée dans un journal médical à faire connaître les risques sanitaires de Fukushima qui sont à comparer aux 16.500 décès dans les 17 semaines après la fusion de Tchernobyl en 1986.

    SOURCE : http://www.marketwatch.com/story/medical-journal-article-14000-us-deaths-tied-to-fukushima-reactor-disaster-fallout-2011-12-19


  • Un taux de tritium bien supérieur à la normale (540 becquerels/litre d'eau alors que la normale devrait être de 8) 
    a été détecté dans la nappe phréatique sous la centrale de Civaux.
  • Contestation : Les habitants Bédouins de la région d'El-Dabaa sur la côte méditerranéenne, bloquent depuis plusieurs semaines le chantier de la première centrale nucléaire égyptienne dont la mise en service était prévue en 2020.
  •  Une étude constate un doublement des leucémies infantiles près des sites nucléaires français. (étude scientifique publiée daans la revue "journal international du cancer" en janvier.)

  • PLUS QUE CINQ REACTEURS NUCLEAIRES EN SERVICE AU JAPON !!!  (La compagnie d'électricité du sud-ouest du Japon, Shikoku Electric Power, a arrêté vendredi 13 janvier le dernier de ses trois réacteurs)

18 Janvier 2012

  • Fuite vers l’étranger. Face à la perte irrémédiable de terres habitable, le Japon se tourne vers l’étranger. Le gouvernement Japonais, accompagné des grands nom de l'industrie Japonaise, vient de signer un accord afin de créer une ville japonaise dans le sud de l'Inde d’une capacité de 50.000 personnes et d’une superficie d'environ 2 km². Cette « station balnéaire de qualité Japonaise » offrira tout le luxe de la vie moderne. Selon que vous serez puissant ou misérable, vous cohabiterez avec des becquerels ou vous jouerez au golf dans une station balnéaire bien loin de Fukushima.

  • Les habitants de Fukushima "sont laissés à leur propre sort", a assuré mercredi une experte de l'organisation Greenpeace, soutenant avoir mesuré à 60 km (au-delà donc de la zone évacuée autour de la centrale nucléaire accidentée) des niveaux de radiation "dix fois" supérieurs au maximum autorisé.

 

11 janvier 2012

  • Les dangers potentiel de l'EPR. Une interview de Bernard Laponche physicien nucléaire, ancien ingénieur au Commissariat à l'énergie atomique, consultant international dans le domaine de l'énergie et co-auteur, avec Benjamin Dessus, de "En finir avec le nucléaire. Pourquoi et comment" (Seuil, octobre 2011).
  • Le nucléaire implique une société centralisée et policière. Claude Guéant, ministre de l'intérieur a détaillé les mesures pour surveiller et protéger les centrales nucléaires françaises après l'intrusion des militants de Greenpeace. Gendarmes, chiens, tazer et caméras sont au programme.
  • Démanteler un réacteur ? personne ne sait faire ! Que la France décide de maintenir ses centrales ou de sortir du nucléaire, le démantèlement des réacteurs est inéluctable une fois atteint l’âge limite. Interventions en milieu hostile, techniques complexes, pollutions radioactives, déchets encombrants, personnels irradiés, coûts exorbitants… Les premiers chantiers de déconstruction menés actuellement par EDF sont loin d’être maîtrisés (Chinon, Saint-Laurent-des-Eaux et Bugey, Brennilis, Chooz, superphénix, et Phénix à Marcoule) .
  • Nucléaire militaire. Même s'il n'est pas souhaitable que l'Iran se dote de l'arme nucléaire, les États-Unis et leurs alliés ne peuvent empêcher un État de se doter d'un instrument de dissuasion lorsqu'eux-mêmes possèdent de tels outils. Ces États devraient peut-être commencer par faire disparaître leurs propres arsenaux nucléaires et ensuite ils pourront se permettre de faire la leçon à l'Iran.
  • Parking radioactif à Gueugnon (Saône-et-Loire 71). Depuis le démantèlement de l’ancienne laverie d’uranium, 23 500 tonnes de déchets uranifères ont été retrouvé sous un parking. Ces déchets ont été déposés, sans autorisation, en prolongement d’un site de stockage. Le lieu, propriété de la Cogema devenue Areva, avait été laissé à l’état de parking, jusqu’à ce que les associations environnementales (VPEG -Vigilance pour l’environnement à Gueugnon- et la Criirad- Commission de recherche et d’informations indépendantes sur la radioactivité-) ne se penchent à nouveau sur le dossier il y a sept ans.
  • Combien coûte l'électricité nucléaire ? Les exigences de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) pour renforcer la robustesse des réacteurs français devraient entraîner pour EDF un surcoût de 10 milliards d’euros au maximum par rapport aux investissements déjà programmés, selon l’entreprise.
Par road-movie - Publié dans : ÉNERGIES - Communauté : Naturellement écologique
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Jeudi 9 février 2012 4 09 /02 /Fév /2012 13:56

Première mondiale de l'hydrogène à trois roues lancé à New Delhi


En 1957, grâce à Darry Cowl, le film le « petit triporteur » de Jacques Pinoteau popularisa l'image de cet amusant et pratique petit véhicule à trois roues complètement décalé par rapport à la mentalité de notre société de consommation, où priment vitesse et paraître.

rickshaws.png

La version indienne du triporteur le rickshaw, modernisée en auto-rickshaw est une alternative au modèle traditionnel automobile, bien qu'utilisé actuellement uniquement sous la forme de véhicule taxi (ou de transport de marchandise), ils assurent déjà l'essentiel de la mobilité urbaine dans les pays pauvres en relais des bus, métro et trains . Voir cette page de Wikipedia sur les tricycles motorisés, revus et corrigés, à travers le monde (en anglais) : http://en.wikipedia.org/wiki/Auto_rickshaw

Utilisant partout un moteur à explosion alimenté en essence, la Cour Suprême indienne obligea en 2004 les autorités de Dehli à convertir tous ses bus et triporteurs au gaz naturel comprimé dans le but de lutter contre l'infernale pollution de la capitale.

Dès le mois de janvier de cette année, le constructeur automobile indien Mahindra a mis en circulation à New-Delhi une quinzaine de rickshaws pour une période de test de trois mois. Ces véhicules ont la particularité de fonctionner avec une pile à combustible, un moteur à hydrogène garanti sans émission de CO2 émettant seulement de l'eau pure.

Light mobility

Dans les pays d’Asie et d’Amérique latine comme de plus en plus dans ceux d’Afrique, ce véhicule urbain est très utilisé, parce qu’économique et maniable. L’autre qualité, selon le constructeur indien, serait qu’il pourrait devenir le véhicule urbain écolo par excellence dans le monde entier. Il sait se faufiler dans les rues congestionnées, sillonner les métropoles tentaculaires, mais en Inde il représente aussi 15% des émissions de CO2. La production de l’hydrogène s’obtient à partir du gaz naturel, de l’eau par électrolyse ou de la biomasse. Des tests sont nécessaires pour vérifier le modèle économique (les prototypes sont encore trop chers) ainsi que la fiabilité technologique (pas question que la protection du moteur à hydrogène soit obtenue au rabais).

Le rickshaw écolo à hydrogène pourrait devenir le véhicule mondialisé du 21e siècle.

Mahindra, l'Institut de Technologie de Delhi, et leur partenaire turc le Centre International pour les technologies des Énergies de l'Hydrogène, ont mis au point ce rickshaw à hydrogène sur lequel ils travaillent depuis trois ans et ont déjà dépensé près d'un million de dollar ( avec la moitié des coûts co-financés par l'Organisation des Nations Unies pour le développement (ONUDI). Air Products (USA) a agi en tant que partenaire et sponsor du projet en fournissant la station de ravitaillement en hydrogène et de la gestion et des services techniques. La thèse est que le modèle de la voiture occidentale est aujourd'hui à bout de souffle (et le sera encore plus demain !!!) et qu'il va falloir inventer ou réinventer de nouveaux types de véhicules pour un nouveau modèle de mobilité motorisée.

l'inscription éventuelle de l'hydrogène dans la panoplie des carburants de transport alternatifs en l'Inde pourrait créer les conditions de marché favorables pour la production de masse de véhicules à hydrogène et l'infrastructure de ravitaillement, conduisant à des coûts comparables et réduire la pollution urbaine dans des villes comme New Delhi, ainsi que dans d'autres métropole asiatique qui pourraient mettre en œuvre ces technologies de transition vers un avenir énergétique viable.

Les tricycles motorisés à travers le monde (en anglais) : http://en.wikipedia.org/wiki/Auto_rickshaw


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Par road-movie - Publié dans : INDE, le développement à marche forcée - Communauté : Naturellement écologique
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A vos agendas

ARTS DU PAPIER au VIGAN

     28 avril - 25 mai
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lesouffledureve2012
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Journée nationale du Qi Gong 

à la ferme de Brunas (Larzac - 12)
 Dimanche 10 juin de 10 h à 18 h

Démonstrations, pratique, rencontres
Entrée libre, buvette et restauration sur place

Réservation souhaitée : contact@clairdeluttes.org

Pour plus d'infos :www.ametao.org

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APPEL DU 18 JOINT. LEGALIZE IT !
appel18joints.jpg
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Procès en appel des faucheurs volontaires de la vigne OGM
le 20 juin à Colmar

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A l'appel du Collectif antinucléaire de Vaucluse (CAN84) une "Marche pour la Vie" aura lieu du 18 au 25 août 2012 sur les routes du Vaucluse, du Gard et de la Drôme, au coeur du triangle de la mort nucléaire Cadarache-Marcoule-Tricastin. Un seul mot d'ordre réunira les marcheurs à pieds, à vélo, à cheval, en rollers, qui relieront les 3 sites nucléaires civils et militaires... : arrêt immédiat du nucléaire! Oui à la vie!
marchepourlavie.jpg

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UN REVENU POUR TOUS - Précis d'utopie réaliste

par Baptiste MYLONDO - éditions UTOPIA (104 pages - 4 €)  

   revenu-pour-tous-utopia.jpg

Baptiete Mylondo milite sans plus attendre pour un l'instauration d'un revenu inconditionnel ici et maintenant. Esprit rigoureux et prudent, il avance avec discernement dans l'élaboration de son propos et analyse chacun des arguments qui jalonne l'histoire d'un droit au revenu à vie, qu'il soit "garanti", "universel" ou "citoyen", pour montrer en quoi le revenu inconditionnel lui semble préférable à tous les autres : il permet de sortir de l'assistanat pour entrer dans le domaine de la justice sociale, il favorise l'autonomie financière et l'autonomie individuelle, supprime le contrôle des chercheurs-euses d'emploi, déloge le travail de la place centrale qu'il occupe dans nos existences et éradique à la fois le chomage et la misère (pouvu que ce revenu soit supérieur au seuil de pauvreté). Et ce n'est pas tout, l'auteur démontre aussi comment le financer dès aujourd'hui.

Un livre à mettre dans toutes les poches...

Présentation

quelques photos...

  • Nouméa- banians en face du poste de police
  • récolte des ignames au sein du clan
  • DSCN2116
  • wabao 0180
  • Nouvelle-Caledonie 0109
  • DSCN2093

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